Brigitte CRITTIN-Fidel REGUEROS-Anne TRÉGLOZE du 25/9 au 8/11/26

 

Brigitte CRITTIN

Depuis de nombreuses années j’aime explorer des matériaux très légers tel que les radiographies médicales, le papier opalux, le papier calque, le film polyester.
Ces matériaux m’ont permis de créer de grandes œuvres inspirées par la parole de poètes que je porte dans mon cœur (René Char, François Cheng, Rabindranath Tagore…). Elles prennent place, suspendues dans l’espace, se donnant à voir comme des membranes de mots, ou épinglées au mur, se déployant comme des calligraphies contemporaines.
Délaissant les ciseaux, je me suis lancée plus récemment, dans une recherche picturale, avec la découverte du papier calque plastifié et du polystyrol.
J’y explore différentes matières, à priori incompatibles, telles que le pigment pur et le goudron !
Série calques 2018 : Un défi technique de taille : du pigment pur sur du calque ! Avec, déjà présent, le goudron, cette matière visqueuse, imprévisible, mais si excitante à explorer.
Série calques 2020 : Mon amour de l’écriture, de la poésie transparaît dans cette recherche du signe « jeté » sur le support. Sobriété de la matière utilisée : le goudron.

brigittecrittin.ch

 

Fidel REGUEROS

La trame de la réalité qui nous entoure est constituée de transformations physiques invisibles qui aboutissent à des objets d’usage pratique ou décoratif.
C’est ce transit à travers le temps et l’espace qui capte mon attention dans cette exposition.
Je m’intéresse à saisir la multiplicité des plans qui configurent les événements humains.
Devant une cruche, nous ne voyons pas seulement du métal, une forme ou une couleur ; nous percevons son volume, son environnement et la valeur que nous lui attribuons.
Cette phénoménologie fascinante – où de multiples dimensions coexistent en un seul instant – ouvre un territoire intrigant pour explorer les formes et ma propre relation avec elles.

 

Anne TRÉGLOZE

Les nuages courent au-dessus des continents et mes rêves les suivent. J’aime les montagnes et les collines, la roche et les déserts, et aussi l’océan qui, comme le col, promet un au-delà.
Dans le lieu clos de l’atelier, se dessinent des itinéraires poétiques, des passages secrets vers l’imaginaire. Il me faut alors m’emparer de ce qui servira au mieux l’idée et engager le corps à corps.
Des implications physiques qui me séduisent : la plasticité de la terre, la magie des patines, l’énergie renvoyée de la pierre taillée, la souplesse de la cire qui permet le mouvement suspendu, sa vulnérabilité qui disparaît quand elle se fait bronze, la délicatesse de la porcelaine, la lumière et la transparence de la pâte de verre … Qu’importe le matériau. Il se doit seulement d’être assez fort et bien choisi pour servir l’image poétique ou tendre ou ludique, et transmettre des émotions nues, des consolations, une intimité partagée.
Les bronzes portant l’indication PU sont des pièces uniques.

tregloze.com
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