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Galerie d’art associative « Le Pont des Z’Arts » à Seyssel (Haute-Savoie)

Emmélie ADILON-Vincent GONTIER du 7/8 au 20/9/2026

Emmélie ADILON 

Ma démarche plastique relève de l’engagement à décrire des territoires relevant d’une fragilité, d’un déséquilibre ou désordre humain et écologique. Touchant principalement les océans, les mers, fleuves et rivières, ou des situations issues de ces lieux. Leurs transcriptions se fait par la projection cartographique. Les cartes sont sélectionnées, travaillées : elles sont mises en scène. 

Elle peut également se faire par la marche, action contemplative, poétique et plastique.

Les œuvres réalisées sont structurées d’une manière constante, autour de la ligne, et des méandres. Ces superpositions, jeux graphiques, créent une forme d’illisibilité, d’indescriptible maillage de situations, de la forme à l’informe.

La peinture sur tissus organdi, et les assemblages complexes de différents formats ajoute la mise en scène d’une forme de questionnement. 

Ces infimes fragments d’espace, de temps et leur relation avec le corps, deviennent invitations, à une rêverie métaphorique, et un positionnement politique.

https://www.emmelieadilon.fr/

https://www.instagram.com/emmelieadilon/

 

Vincent GONTIER 

Le journal est mon matériau. Tout ce qui fait sens devient signe. «Quotidien bloqué entre des mâchoires d’acier, pages de signes dans des étaux obscurs» (P. Péju). Quotidiens dépliés organisés en dallage, pirogues effilées chargées de littérature. Quotidiens brûlés à la loupe les jours de soleil. Qu’il s’agisse d’un environnement où les synapses de papier jouent avec l’espace et le corps, d’une installation de pirogues en acier, sur des journaux ou dans un parc, de sculptures ou de dessins, le regard oscille entre fragilités et résistances. Alors que la morsure du soleil imprime des pages en suivant les traits d’une actualité chargée de secousses, que des assemblages de papiers et d’aciers se chargent de présence énigmatique, que des accumulations de « croquis-sculptures » projettent des paysages urbains, je poursuis un chemin par les travers du quotidien.

http://www.sculpture-presse.fr/

https://www.instagram.com/vincentgontier1/

Victor CANIATO-Ilan WOLFF du 19/6 au 2/8/2026


 

Victor CANIATO 

Dans ma pratique de sculpteur la phase de réalisation d’une œuvre est un processus lent, complexe et très variable. J’ai toujours privilégié les matériaux traditionnels et lourds pour réaliser mes sculptures : ciment, bois, métal. Leur gravité permet de les rattacher à la terre.

À la pauvreté de ces matières inertes et sans noblesse que j’aime utiliser, j’ajoute quelquefois un peu de bronze, une pointe d’or. Le dialogue que je cherche à établir entre matières pauvres et précieuses donne à mes sculptures une tension singulière où simplicité et poésie se rejoignent.

Cette relation à la matière traduit une volonté de placer l’émotion et le sens au cœur même de l’œuvre. Témoignant ainsi du regard contrasté que je porte sur notre monde contemporain : ses naufragés, ses sans terre, ses sans maison, mais aussi ses beautés.

Œuvres poétiques, silencieuses, suspendues dans l’espace et le temps. Elles évoquent également par leur dimension symbolique : oiseaux, étoiles, petites maisons, la persistance des grands mythes universels et fondateurs de l’humanité enfouis depuis toujours au cœur de chacun.

https://www.instagram.com/victorcaniato/

 

Ilan WOLFF

Les deux séries présentées ont été réalisées au cours des dernières années.
La première série « Mon jardin secret » (2021-2026), a été réalisée à l’aide d’appareils photo à sténopés multiples, comptant de 3 à 23 sténopés, pour photographier différents végétaux (principalement des cactus) dans mon jardin. Cette méthode de travail m’offre une nouvelle façon d’observer la nature et mon environnement en décomposant le sujet en de nombreux petits détails (chaque sténopé capturant un détail) et en le recomposant avec de nouvelles lignes, formes et espaces.

La deuxième série « les quatre éléments » (2015-2018) – est une série de Photogrammes / Calorigrammes que j’ai commencée en 2000 sur de grands formats de papier et qui se décline ici en petit format. Ces œuvres sont réalisées en utilisant uniquement de l’énergie lumineuse et thermique et du matériel photographique, sans aucun appareil photo.
Cette série est un hommage à Thomas Wedgwood, qui a réalisé la première image photographique (photogramme) en 1802.

https://ilanwolff.com/

https://www.instagram.com/ilanwolff/

 





Mireille FULPIUS-Olivier GIROUD du 30/4 au 14/6/2026

 

Mireille FULPIUS

Artiste plasticienne, Mireille Fulpius est née à Genève en 1951. Jeune diplômée des Arts Visuels de Genève, elle commence sa pratique artistique par le travail du métal qu’elle soude, chauffe et plie pour obtenir des pièces volumineuses parfois colorées dont le poids nécessite souvent du matériel de levage. Ce médium l’accompagnera une dizaine d’années.

En 1990, elle installe ses ateliers à Seyssel, au bord du Rhône, dans une friche industrielle dont les dimensions modifient considérablement ses repères spatiaux. C’est pour elle, la redécouverte du bois qui marque un tournant décisif dans sa pratique artistique. Des pièces exécutées rapidement à la tronçonneuse sortent de son l’atelier bois – on peut y voir alors une affinité de formes avec les pièces de bois d’Olivier Giroud – et quantité d’empreintes de végétaux frottées à l’encre sur toiles ou papier, sortent de son atelier de dessin.

Puis, à la fin de la décennie, sans renoncer ni à la sculpture ni au dessin travaillé à l’encre de chine ou d’imprimerie commence une aventure artistique qui se joue encore aujourd’hui avec d’éphémères « installations » environnementales. Le changement d’échelle qu’implique les œuvres environnementales engagera Mireille vers un travail plus collaboratif.

Pont desZ’Arts :

Questionnée par la mystique ancestrale du nombre d’or, M.F. livre ici quelques pièces d’un rafraîchissant plongeon dans la fascinante suite de Fibonacci. Pour l’artiste qui a enseigné un temps la géométrie, expérimenter en sculpture cette suite légendaire constituée d’additions de nombres entiers, dont chaque terme successif représente la somme des deux termes précédents et apprécier si les figures obtenues répondent à l’affirmation « d’Harmonie universelle » est jubilatoire. En soudant directement entre elles des sections de fines tiges d’acier pour correspondre aux exigences mathématiques, M.F. reprend ses outils de « métallo » avec lesquels elle avait commencé son activité plasticienne. Ses gestes sûrs fabriquent des arborescences qui disposées en perspectives mouvantes créent des sculptures délicates et transparentes pouvant ainsi se développer à l’infini dans la simplicité des rapports harmoniques. Assez joué !

Sans quitter le métal, ses recherches actuelles la libèrent du nombre d’or et la renvoient vers ses propres contraintes. On le sait, les voyages ont des effets collatéraux. Découvrir la furie ardente de la géologie magmatique des pays nordiques, aura réinventé plastiquement ses dernières pièces. On retrouve dans ce récent travail de longs volumes vifs hexagonaux qui peut-être, à leur façon, libèrent sa propre énergie. 

Mireille suit ses impératifs… Depuis peu, elle explore des tirages photographiques issus de brocantes et en extrait des lignes de « contre-bande ». Ces lignes orthogonales, agrandies à l’envie, cernent une absence dont le sujet même semble se définir par son absence. Rétive aux explications, l’œuvre de Mireille Fulpius porte au jour « les données d’une expérience dont, l’ordonnancement est doté du sens dont il est la source ». (E. Husserl)

Sylvie Bourcy

www.mireillefulpius.com

 

Olivier GIROUD

Olivier Giroud vit et travaille près de Vienne en Isère.

Ses matériaux de prédilection sont essentiellement la terre et le bois, mais également l’acier.

Ses œuvres au dépouillement quasi monacal sont généralement pensées comme des architectures, combinant intérieur et extérieur et pénétrabilité de la sculpture.

« C’est nous qui donnons à ces ouvrages leur dimension vraie en les mesurant aux imaginations de notre corps. Par des portes étroites, des plans inclinés, devant des seuils et des perspectives fermées. Ce sont les œuvres elles-mêmes qui en l’interdisant créent l’ouverture où elles nous invitent à basculer » (Jean Planche)

En posant les yeux sur les études et les maquettes d’Olivier Giroud, qu’elles soient en terre, en bois ou en métal, on comprend la véritable signification du mot « monumental » en langage sculptural. Il n’y a plus d’échelle, plus de repère, on pénètre dans ses maquettes comme si nous entrions dans un temple ou une cathédrale.

www.oliviergiroud.fr

 






Cécile ANDRIEU-Corine GRUMO du 13/3 au 26/4/2026

 

Cécile ANDRIEU

Née en 1956 à Charleville-Mézières, Ardennes, je vis et travaille moitié à Paris (atelier aux Arches, Issy-Les-Moulineaux 92), moitié à Kanazawa (Japon) où j’ai également mon atelier. 

Formation

1982 Maîtrise d’arts Plastiques – Université Aix-Marseille I
1982~86 Boursière du gouvernement japonais & Japan Foundation / Université de Tokyo ( Dépt. Esthétique)
1986 Thèse de 3e cycle en Arts Plastiques – Paris Sorbonne I

Durant mes études l’art minimaliste et l’architecture cistercienne ont éveillé mon goût pour l’essentiel tandis que l’art conceptuel et les sciences du langage en plein essor stimulaient mon intérêt pour les mots. La découverte d’un artiste, Shusaku Arakawa et d’un linguiste-philosophe, Toshihiko Izutsu m’a ensuite amenée à me passionner pour la culture japonaise dans laquelle je me suis immergée en 1982, et qui a déterminé mon orientation artistique. 

En m’initiant au japonais j’ai vraiment pris conscience du poids des mots dénoncé par Italo Calvino et de la force du silence. Dès lors, travaillant beaucoup avec des textes, livres ou dictionnaires, et des outils liés à l’écriture (papiers, caractères typographiques, mines, craie…), associés parfois au fer, à la chaux au verre, à la pierre comme à des objets préfabriqués je me suis attachée à ex-poser le silence de la lettre écrite ou imprimée avant l’émergence du sens pour tenter une autre façon de « Voir ».

Puis, avec le développement du numérique j’ai réalisé l’importance de la trace de la lettre, quelle que soit la langue ou la graphie, trace tangible qui a favorisé l’essor de la civilisation humaine et demeure un point de repère essentiel pour les êtres de langage et d’écriture que nous sommes en nous « ancrant » dans l’espace et le temps réels. C’est donc à la redécouverte ou régénération de la lettre-trace mise à mal par le numérique que je travaille en créant objets ou installations, in situ notamment. Je m’inspire en effet beaucoup du cadre historique, culturel ou architectural dans lequel j’interviens et avec lequel je m’efforce de faire dialoguer mes travaux. 

Enfin, je reste aussi très attentive aux qualités esthétiques. 

cecile.andrieu.kawakami@gmail.com
www.cecileandrieu.com
instagram.com/cecile.andrieu_art
facebook.com/cecile.andrieukawakami
lesarches.com

 

Cô.rine GRUMO

On me demande souvent d’où je viens, quelle école m’a formée, quel chemin j’ai suivi. La réponse est simple : je suis artiste autodidacte. Tout pourrait s’arrêter là.

Mais je n’ai pas voulu m’en tenir à ces mots. J’ai décidé d’écrire l’histoire de ma vie.

Une page blanche. Quelques mots. Très vite, une écriture entièrement inventée apparaît, composée de lignes horizontales, verticales et quelques obliques. Je trace alors une grille de 9 sur 9, soit 81 cases. Pourquoi 9 sur 9 ? Simplement le format de ma page.

Mais je ne m’arrête pas là. Il me faut aller plus loin, donner un sens à ce travail. J’y laisse alors une trace : mon identité, ma signature « Cô ».
Sur cette page vierge quadrillée, je grise de manière harmonieuse mon nom d’artiste. Toutes les cases non grisées sont ensuite numérotées. Elles sont symbolisées par un même glyphe et retranscrites, une à une, sur les pages correspondantes : l’emplacement de la case une est transféré sur la page une, et ainsi de suite. Les cases grisées sont elle aussi numérotées et associées à un autre glyphe.

Après plusieurs mois de travail, les 81 pages sont achevées. Aux contraintes initiales se sont ajoutées des gestes spontanés, une écriture complètement imaginaire et libre d’expression.

Ce livre ouvre une nouvelle dimension, appelée à se poursuivre dans un second tome, ou l’effacement viendra révéler pleinement le sens de l’ensemble.

« Cô » prend naissance tantôt en positif, tantôt en négatif.

C’est le début d’une longue histoire, appelée à se prolonger encore et encore.

 Et c’est au travers de cette nouvelle exposition que je vous invite à découvrir mon chemin de vie.

instagram.com/cocobounty24

 





Cinéma 2026

 

Chères amies, chers amis,

Comme l’année dernière, cette année 2026 débute avec un cycle de cinéma et conférence consacré à l’art et aux artistes. Ces rencontres seront suivies d’une discussion autour des films, œuvres et artistes présentés.

LA FRATERNELLE, histoire(s) d’une Maison du Peuple, un film de Bernard Boespflug 

Issue d’un cercle ouvrier, créé à Saint-Claude à la fin des années 1870 puis transformé en coopérative d’alimentation en 1881, La Fraternelle se distingue radicalement des autres coopératives par ses statuts de 1899, en grande partie dus au socialiste Henri Ponard. Ceux-ci prévoient que les bénéfices seront intégralement reversés à une caisse sociale permettant la mise en place de services de prévoyance, de secours, de retraite et d’entraide avec les autres coopératives.

Héritière d’une utopie réalisée, La fraternelle est aujourd’hui un véritable espace culturel pluridisciplinaire qui fait revivre depuis plus de 40 ans cet imposant édifice de 4000 m2, classé à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.

Ainsi, aujourd’hui, la Maison du Peuple c’est :

  • un cinéma avec 3 salles classées art & essai dont un théâtre ;
  • un café associatif ;
  • un espace dédié aux arts plastiques né de l’ancienne imprimerie typographique de la Maison du Peuple ;
  • des logements privés ;
  • des logements dédiés aux artistes accueillis ;
  • un fonds d’archives d’entreprises coopératives et mutuelles, syndicales, de groupements politiques ou d’associations culturelles et sportives ;
  • une exposition permanente retraçant un siècle d’histoire ouvrière ;
  • des espaces d’expositions temporaires ;
  • deux locaux de répétition, dont un studio d’enregistrement ;
  • la salle Ponard, lieu de réunion et de formation ;
  • une boutique et une artothèque.

Elle conduit une action de diffusion et de création culturelle dont le rayonnement dépasse largement le cadre local. Forte de plus de 400 adhérents, 40 bénévoles et 15 salariés, elle noue des relations de plus en plus larges et des partenariats de plus en plus nombreux.

https://www.maisondupeuple.fr

Commenté par Alain Mélo, historien, archiviste et archéologue reconnu pour son expertise dans la valorisation du patrimoine historique. Il est diplômé de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales. 

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Ernest LUGUET, le « Mozart paysan » savoyard tombé dans l’oubli 

Né à Saint-Pierre-de-Curtille (en Chautagne) en 1897 dans une famille paysanne, Ernest Luguet est un artiste complet et autodidacte. Fondateur de la Compagnie du Sarto, membre de l’Académie de Savoie, auteur du recueil d’histoires du terroir « Fanfiournes et Pimprenelles », il fut aussi un talentueux compositeur classique.

Après de brillantes études littéraires au collège de Rumilly, brutalement interrompues par la Grande Guerre, il perfectionne sa technique musicale à l’Ecole Normale de Musique de Paris (Alfred CORTOT), suivant notamment les cours de Nadia BOULANGER. À la fin des années 1930, il se lie d’amitié avec Nestor LEJEUNE – Directeur de la Schola Cantorum –  Son talent est ensuite repéré par plusieurs de ses contemporains, qui dirigent bientôt ses grandes œuvres lyriques et symphoniques.

Présenté et commenté par Lionel Berthet, auteur compositeur et président de la jeune association Musics Trans’Generations, la conférence sera illustrée de quelques morceaux musicaux interprétés par le talentueux pianiste Pascal Gallet.

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Le Grand Bal – film documentaire de Laetitia CARTON – 2018

Diplômée des Beaux Arts de Clermont Ferrand, Laetitia Carton après plusieurs expositions dès la sortie de l’École, rencontre le documentaire de création lors de son post-diplôme à l’École d’art de Lyon et suit le Master de réalisation documentaire de Lussas. Son film « Le Grand Bal » a réuni des milliers de spectateurs en France après une sélection officielle au Festival de Cannes. Ce film a été nommé pour le César du meilleur documentaire en 2019.

C’est l’histoire d’un bal. D’un grand bal. Chaque été, plus de deux mille personnes affluent de toute l’Europe dans un coin de campagne française. Pendant 7 jours et 8 nuits, ils dansent encore et encore, perdent la notion du temps, bravent leurs fatigues et leurs corps. Ça tourne, ça rit, ça virevolte, ça pleure, ça chante. Et la vie pulse.

Viviane Héritier est musicienne, professeur de musique et avec son petit groupe, joue régulièrement de la « musique Trad » un peu partout en France. À l’issue de la projection elle vous propose un mini-bal pour illustrer la soirée.

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Poésie spectaculaire autour de l’œuvre du poète André Martel dit « Le Martelandre » 

André Martel (1893-1976) est l’inventeur du Paralloïdre. Après une carrière doublement académique en tant que professeur de français et secrétaire de l’Académie du Var ; passée à manier la langue française dans la plus grande rigueur, une crise survient. C’est la seconde guerre mondiale qui ravive les traumatismes qu’il vécut durant la première pour laquelle il a été mobilisé. Au seuil des années 50, bien que déjà poète, il décide de faire sa révolution littéraire. 

Un tendre hommage servi par la musique, le corps et la voix de Michel Tabarand artiste contemporain, protéiforme, qui prête ses talents de saltimbanque en poésie musicale et nous entraîne à la découverte de cet autre artiste, poète méconnu du 20e s., André Martel.

Une participation financière se fera sous forme de tombola en soutien à la Galerie le Pont des Z’Arts.

Nous vous espérons nombreux pour fêter l’art et commencer cette nouvelle année en nous accompagnant dans ces découvertes !

Collective CURIOSITÉ du 7/11 au 14/12/2025






 

TOKYO 26/9 au 2/11/25

 

TOKYO

Cette exposition collective est l’aboutissement du travail de photographes ayant participé à un stage à Tokyo en octobre 2023, sous la direction du photographe Jean-Christophe Béchet.

L’année 2024 a été consacrée à la sélection des photos, à la construction des séries, ainsi qu’au choix des papiers et des cadres, en vue d’une première exposition intitulée «Tokyo Transit» à Paris, à la Galerie des Photographes.

Cette nouvelle exposition à Seyssel renouvelle les choix des artistes et en accueille de nouveaux.

À travers l’objectif audacieux de dix photographes contemporains – sept femmes et trois hommes – cette exposition renouvelle notre vision de Tokyo. En octobre 2023, leurs regards ont exploré librement la métropole japonaise, loin des clichés familiers et des attente figées. Leurs images alternant entre noir et blanc intemporel et couleurs vibrantes, capturent avec justesse les multiples facettes de cette ville fascinante. Le noir et blanc souligne subtilement l’intimité, l’intemporalité et les contrastes puissants d’un Tokyo parfois discret, souvent profond. La couleur quant à elle, révèle l’énergie explosive, les jeux de lumières hypnotiques, les enseignes lumineuses aux couleurs saturées et la richesse de ses rues animées, des quartiers branchés de Shibuya aux ruelles paisibles d’Asakusa. Ensemble, ces deux approches photographiques se répondent, créant un dialogue qui révèle Tokyo dans toute sa complexité : entre tradition et modernité, calme et effervescence, anonymat et singularité.

Cette exposition invite à découvrir une ville toujours en mouvement, revisitée avec originalité et sensibilité, par des artistes en quête d’un regard neuf.

Carla BERNHARDT      https://hanslucas.com/cbernhardt/photo
Laurence COLLINS
Marie DANGUY
Sandrine FAGNART-LIOU
Jacques GUYOT            https://www.instagram.com/jacques.guyot.52/
Michel HUART               https://michelh.book.fr/galeries/
Sonia LABEAUME
Nicole LEYSSEN
Gérard PARYZAK          https://gparyzak.com/
Laurence PARYZAK    https://www.instagram.com/lyzak_photographie/




Isabelle BAECKEROOT-SERVANE 8/8 au 21/9/25




 

Isabelle BAECKEROOT

Dans mon travail, je tente de capter avec les couleurs et la matière un accord entre visible et invisible. Qu’il s’agisse de l’eau des rivières ou de fluides plus subtils qui semblent nous porter, de la lumière ou de l’ombre qui jouent à créer des formes familières, végétales, animales ou humaines, de la ligne d’horizon ou de la tension verticale de la cascade, il y a une traversée des apparences vers un lieu où se retrouver.

C’est un passage tendu, ténu, vers des univers imaginaires qui demande de l’attention, et du temps pour tenter (peut-être) de l’accueillir et de le restituer. Je me sers de la transparence du verre où les miettes, les bulles, les couleurs vont faire parler les surfaces et les profondeurs.

www.isabellebaeckeroot.fr

 

SERVANE

Pour rétablir la possibilité d’une peinture contemporaine, la série «Les grands gueules» offre a posteriori une transposition picturale de l’expression populaire. Sa forte présence plastique – grands formats renforçant visibilités chromatique et graphique – renvoie au volume sonore et au «trop» de paroles de la locution.

Investissant le champ lexical de l’expressionnisme abstrait des années 50 et l’urgence du graffiti, «les grands gueules» déballent un graphisme en mouvement : agité, hors maîtrise, offrant un espace de liberté à la texture par projections, dégoulinures et gouttes.

La spontanéité et l’imprudence du propos rendues visibles s’ancrent dans l’improvisation de la démarche. Rien n’est déterminé a priori. Tout se trouve dans l’action.

Paradoxalement, l’«action painting» investit la béance étymologique liée à l’absence d’action, aux bruits et aux parasites du discours. Elle signe plastiquement l’incohérence entre le discours et les actes par retouches, recouvrements, ratures…

Il s’agit enfin d’un retour à une figuration partielle. La série convoque un registre de figures populaires, païennes, issues de l’Art naïf : masques africains, «casse-noisettes du Harz», animaux, icones… sous forme de silhouettes à caractère expressif détourées sur fond clair.

La série convoque un registre de figures populaires, païennes et caricaturales.

https://www.servane.fr/

Terence PROUT-Clarence STIERNET du 20/6 au 3/8/25

 

Terence PROUT

Plante des arbres sur les hauts de Seyssel depuis plus de 30 ans

Peintre, peintre de décors et scénographe. Terence travaille au théâtre de La Comédie de Genève en tant qu’adjoint au directeur technique.

L’équilibre est mouvements. Se laisser la surprise de se laisser surprendre. Ce sont les questions qui m’intéressent avec des réponses en constantes remises en question en fuyant les affirmations.

Ma peinture est une grande interrogation menée du bout du pinceau, c’est le chemin qui me tient éveillé. La peinture de personnages qui voyagent dans un monde de couleurs, c’est ma musique.

Drame ou farce c’est une question de point de vue.

« Le réel c’est quand on se cogne » a écrit Lacan.

Rencontres furtives, rencontres impossibles, rencontres ratées, histoires d’amour, amitiés rêvées, mais aussi contemplation et poésie.  Monologues intérieurs. Ces personnages se parlent à eux-mêmes, regardent ensemble dans la même direction plus qu’ils ne se voient, c’est aussi pour cela qu’ils nous parlent de nous. Rien d’éloquent, de grandiose, d’héroïque, juste un peu de métaphysique quotidienne aux confins de nos petites angoisses quotidiennes, à la rencontre de nos incertitudes. Et aussi cet humour subtil, cette gentillesse pleine de retenue et de pudeur.

Philippe POUSSIERE

 

Clarence STIERNET

Dès ma petite enfance, j’ai beaucoup bricolé, fabriqué, dessiné et peint. En 1980, tout en continuant à peindre, j’ai obtenu une Licence en philosophie (Universités de Louvain et Genève).

J’ai commencé à tailler du bois en autodidacte avant d’entrer à l’Ecole Supérieure des Beaux-arts de Genève où, en 1990, j’ai obtenu un diplôme en sculpture (spécialisation taille de pierre et géométrie).

Tailler du bois a relevé pour moi d’un véritable coup de foudre qui a duré plusieurs décennies. Puis, l’âge venant, avec la difficulté de soulever des troncs d’arbre, je me suis mise à la terre en 2018. Ceci est ma première exposition de céramique.

Les femmes, les bateaux et les oiseaux étaient déjà présents dans mes peintures et mon travail sur bois.  Les oiseaux à tête d’enfant m’occupent depuis plusieurs années. J’avais été frappée un jour par une toute petite photo, dans un magazine, d’azulejos portugais sur la façade d’un immeuble qui représentait, perchés sur un arbre, des oiseaux à tête d’enfant. Il suffit parfois de très peu pour déclencher une obsession qui dure des années …

Concernant les bateaux, il ne s’agit pas pour moi uniquement de la question actuelle et tragique des réfugiés devenue hélas familière, c’est aussi et surtout celle des pauvres humains que nous sommes, naufragés effrayés, à la dérive dans cet univers si peu intelligible, sous le regard tranquille des oiseaux.

www.clarence-stiernet.ch




Brigitte RITSCHARD-Nina SCHIPOFF du 02 mai au 15 juin 2025

 

Brigitte RITSCHARD

Elle porte un intérêt singulier aux « riens », à ces « riens » (*) qu’on ne regarde plus. Son regard s’est attaché aux sachets de thé infusés (elle a mené ainsi un travail autour de ce rien durant une douzaine d’années) puis à de vieux pulls chargés d’histoire, aux fèves de galette, aux pétales de mariage glanés sur les parvis des églises. Depuis deux ans, elle s’intéresse aux arbres, à leur langage et surtout aux arbres abattus dans les coupes rases. Elle mène ainsi un catalogage d’éclats de bois qu’elle ramasse et dessine. Cela l’amène à s’interroger sur ces saignées inéluctables que subissent toutes les forêts.
(*) « Rien est un mot spécieux qui ne veut rien dire, rien m’a toujours mis la puce à l’oreille » Nicolas Bouvier . Journal d’Aran
http://www.brigitte-ritschard.com/

 

Nina SCHIPOFF

Artiste interdisciplinaire elle vit entre Genève et Sierre, travaillant dans les domaines de la peinture, de la photographie et de l’installation.

Diplômée de la Haute école d’Art et de Design de Genève (HEAD) et titulaire d’un diplôme postgrade de l’école de Décor de Théâtre de Genève, Nina poursuit actuellement un Master en Arts dans l’Espace Public + Son à l’EDEAH à Sierre.

Dans son art Nina explore les liens complexes entre l’humanité et la nature, en s’intéressant aux concepts d’espace, de temps, de mouvement et de haptique. Ses œuvres reflètent les traces visibles et invisibles de nos interactions avec le monde naturel, tout en interrogeant leurs impacts écologiques et géopolitiques. Elle invite le spectateur à repenser sa relation avec l’environnement et l’importance de trouver un sens dans notre interdépendance avec les autres et le monde qui nous entoure.
https://www.ninaschipoff.com/

 




 

Bruno THÉRY 31/01 au 9/03/25

 

 

Bruno THÉRY

Trente ans durant, l’artiste aura fourni à Jazz à Vienne son identité visuelle, cette affiche qui, un jour, déroulait, sur les panneaux d’affichage de Lyon, Rhône Alpes ou de Paris. Faut il le rappeler ? Bruno Théry aura disposé durant trois décennies d’une totale « carte blanche »  de la part du festival. Beaucoup s’en souviennent…

Il faut imaginer : alors que le printemps trainait encore la patte, que les vacances étaient encore loin et que Vienne commençait seulement à s’ébrouer, éclatait tout à coup au détour des rues, des places et des carrefours, une myriade de bouquets colorés sur des affiches « 4 par 3 » : c’était l’affiche de la nouvelle édition du festival Jazz à Vienne. Un événement.

Signée Bruno Théry. Reconnaissable d’un seul coup d’oeil. Un monde à part où la musique avait sa part mais pas seulement. Détonnant. Malicieux. Provoquant. Et surtout captivant le regard. Ainsi, trente ans durant, cet artiste, entré par la petite porte à Jazz à Vienne, en est très sûrement devenu l’identité visuelle, par cette affiche qui, de Rhône Alpes à Paris et ailleurs, annonçait l’arrivée du premier grand événement jazz estival. « Jazz à Vienne ».

Sans vraiment se focaliser sur le jazz ou la musique, Bruno Théry Réussissait chaque année à illustrer ainsi d’une façon inédite l’édition qui arrivait. Développant un monde imaginaire, drôle, décapant, irrespectueux, et surtout coloré mais qui, selon nous, faisait mouche à tout coup.

Pourtant Bruno Théry, même s’il était passé par les Beaux Arts de Marseille et de Lyon, ne se sentait pas, au départ, le gabarit d’un affichiste. Il l’expliquait très bien dans une interview de la Documentation Nationale de la Bibliothèque de Lyon : « Entre autres, expliquait -il, j’ai exposé dans une galerie rue du Faubourg Saint Honoré à deux pas. De l’étoile et du quartier des grandes agences de communication, et donc de Promo 2000. Son directeur Lionel Chouchan, créateur du Festival d’Avoriaz m’a acheté un tableau et a réalisé dans son agence une affiche pour ce prestigieux festival avec ma peinture. Ce fut ma première affiche et un signe car c’était le festival du « Cinéma Fantastique » et Bruno Théry d’ajouter : « À l’époque lorsque l’on me demandait de réaliser une affiche, je refusais car je ne me sentais pas capable. Après ce hasard, j’ai considéré que je pouvais tenter de gagner le budget qui y était souvent alloué, et de profiter de ces occasions pour réaliser des tirages papier des peintures car j’adorais les lithos et autres sérigraphies.

C ‘est ainsi qu’il rencontre un jour Jean Paul Boutellier… On connait la suite. La collaboration va durer trente ans, la présentation de l’affiche au public devant chaque année l’un des signes précurseurs les plus frappants de l’arrivée du Festival.

À bien y regarder, chaque année, Bruno Théry aura tenté de résumer dans son affiche un monde qui va et vient, ne se fixant aucune limite, ne s’interdisant aucun thème ? Faut il rappeler combien l’affiche du bébé tétant le sein, avait, curieusement, provoquer mille cris d’orfraie lors de sa publication ? C’est peut être aussi cela l’art de faire mouche, de résumer en un seul dessin, en un seul trait,  les contradictions d’un monde qui va… et qui sait que Jazz à Vienne lui est promis. Enfin.

Même aujourd’hui, quelques détails de ces affiches ne sont pas anodins. Et pour tous ceux qui ont eu à tâter de l’imprimerie, des caractères, de « polices » et des « chasses » , on examinera avec attention la façon dont Bruno Théry écrivait sur l’affiche définitives les trois mots fatidiques : « Jazz à Vienne ». Prenant sa plus belle plume. On l’imagine concentré, pesant avec retenues pleins et les déliés qui allaient figurer sur l’affiche. Pa une seule fois, pas une seule année, il n’aura repris l’écriture de l’année précédente. Chaque fois au contraire, il aura inventé une nouvelle façon d’écrire « Jazz à Vienne ».

Mais, à y réfléchir, quoi de plus logique dans un univers ou l’improvisation est reine ?

Jean Claude PENNEC

Jazz’in Lyon

http://www.bruno-thery.com/




Nefissa BENOUNICHE-Jacques KAUFMANN du 19/05 au 25/06/23

 

« Dessine-moi », suivi de trois petits points…

C’est souvent ainsi que cela commence entre eux.
Alors, comme elle le fait depuis si longtemps, elle dessine. Rapidement, librement.
Sur papier, ou sur un plâtre qui sera ensuite gravé. Parfois sur l’argile directement.
Lors d’un séjour en Inde un artisan retranscrit les dessins dans du bois de teck en tampons à imprimer, ils sont prêts pour la métamorphose.
C’est la première étape.

« Transforme-moi » …

C’est alors qu’il intervient. Toute son attention va vers la céramisation du dessin. 
Il s’agit que celui-ci donne le sentiment non pas d’être déposé sur le matériau, mais de s’incarner dans la matière, d’en émaner. 
L’un révèle l’autre dans un mouvement réciproque. 
Parfois, il polit une ardoise, qu’il troue pour offrir un centre de gravité à la pièce, et orienter le dessin à venir. 
Elle griffe la pierre aux endroits où il l’a préalablement polie à l’aide d’une pointe ou d’une meuleuse.

Sous forme de plaques murales, ou d’objets en volume, le processus autorise toutes sortes de traitements de surface avant cuisson, dans un jeu presque infini, qu’ils nomment ensemble : le « deux en un ».

Nefissa BENOUNICHE   https://nefissabenounicheconteuse.com

Jacques KAUFMANN   https://www.aic-iac.org/member/jacques-kaufmann/

https://www.barbier-mueller.ch/2022/02/23/le-musee-barbier-mueller-et-jacques-kaufmann-artiste-ceramiste/

 




Eric TISSIER- Jean-Philippe BOLLE 11/8 au 11/9/22

 

Éric TISSIER

Techniquement mon travail consiste à créer des formes géométriques abstraites dans lesquelles interviennent des éléments simples : cercle, triangle, carré.
Dans la calligraphie japonaise, on pourra y reconnaître l’eau, la terre et le feu.
On est pris dans un double regard : réductionniste attaché au détail et holistique dans l’appréhension d’un tout.
Le choix des matériaux , bois, toile et acier se fait en fonction de la taille et de l’inspiration.
Ces compositions émanent d’une métaphore spaciale et graphique.
Le choix d’utiliser des symboles abstraits (glyphes) amène à donner une existence concrète à de nombreux mondes et rythmes invisibles.
www.erictissier.com

 

Jean-Philippe BOLLE

        parler de soi
        un nuage
        le pourrait-il ?
Poème chinois

 





 

CROCHARD V.-DE ROOVER M. du 7/7 au 7/8/22

 

 

Vincent CROCHARD

Installé à la Mouille dans le Jura, Vincent Crochard confectionne ses drôles de créatures, expérimentant sans cesse de nouvelles techniques et divers matériaux.
Il extériorise ses émotions sous la forme d’une création organique, accouchant pour ainsi dire des organismes qui habitent son imaginaire.

Vincent Crochard est un autodidacte, les premiers artistes à l’avoir nourri dans sa création sont des artistes musiciens avec un univers visuel riche tels que Björk, Goldfrapp, Serge Gainsbourg ou Mylène Farmer, et il a en parallèle développé une passion pour le cinéma, la science-fiction avec Hayao Miyazaki, Tim Burton… mais aussi des réalisateurs plus conceptuels tels que Krzysztof Kieslowski, Andrei Tarkovski, Stanley Kubrick, Wim Wenders ou David Lynch.

Sa découverte de l’art brut a également été une grande influence pour lui notamment par sa spontanéité, ainsi que la liberté des artistes dans leurs créations.

Sa passion pour les sciences naturelles l’a amené à faire des études de biologie et à se former en taxidermie. Cela a été un émerveillement pour lui de découvrir la richesse de la nature de part ses études. C’est à tout cela qu’il doit aujourd’hui son univers entre biologie et science-fiction.
http://www.bizart-bizart.com/vincent-crochard/

 

Marc de ROOVER 

Abstraction animiste

Marc de Roover est avant tout quelqu’un qui réalise de grandes installations en bois, dans le paysage. Ces grandes sculptures sont précédées d’études, l’endroit où elles seront placées est minutieusement examiné, elles sont réfléchies, calculées et des maquettes sont faites. Le concept de création vient avant la réalisation. Et ce concept est réalisé strictement et méticuleusement.

Avec les assemblages et les collages, il y a certainement plus de liberté dans le jeu. Concept et réalisation vont de pair. Mais les exigences sont tout aussi strictes que pour les grands projets sculpturaux. Chaque ligne, chaque clé de couleur, chaque élément doit contribuer. Rien pour rien. Il y a certainement de la place pour la coïncidence, mais chaque coïncidence est pesée, soigneusement et rigoureusement jugée avant d’être autorisée à jouer le jeu.

« Abstraction animiste ». Les formes ne représentent rien, mais sont chargées d’énergies presque corporelles, évoquant  attraction et répulsion, amour et haine, coups et caresses, chute et fuite, concentration et expansion… en équilibriste, dansant sur une ligne harmonieuse.

La série d’assemblages est faite entre 2000 et 2016. Il s’agît de sculptures minuscules et minimalistes, assemblées de petits riens trouvés n’importe où, source riche d’étonnement. Elles sont présentées dans des boîtes en bois, avec passe-partout. 

La série de collages, également présentés avec passe-partout, est plus récente, elle a commencé avec le premier confinement et elle continue à élargir. Ce sont des segments de photos de journal collés sur du papier de dessin, protégé par un vernis mat anti UV.

La technique de l’assemblage permet de réduire, d’enlever à fin de sauvegarder l’essentiel.

La technique du collage oblige à ajouter à fin de trouver le meilleur équilibre.

Aussi bien les assemblages que les collages sont faits dans la marge des grands projets mais gagnent en importance dans la vie de l’artiste.

Ozenay, le 19 mai 2022
https://marcderoover.eu

 







FONTANA L. D.-SONG Xiaojun du 2/6 au 3/7/2022

 

Xiaojun SONG

Pour cette exposition, la plupart de mes pièces sont des créations récentes. Je traçais, je trace, je tracerai les instants pour que le temps s’arrête sur le papier. Je les appelle « Méditation » – ma façon de méditer. Cette série « Méditation » est le reflet de ma pensée sur la vie, composée de gestes inlassablement répétés. Du matin au soir, comme de la naissance à la mort, tout n’est fondamentalement que répétition d’un même cycle. Quel que soit le sens que nous leur donnons, toutes les choses que nous faisons nous amènent irrémédiablement au bout de notre vie. Le mouvement du trait est semblable à celle-ci, il se présente comme un départ vide de sens. Il vient de nulle part pour aller nulle part. Il est à la fois sa cause et son effet. À l’instar du principe de genèse taoïste, le premier trait engendre le second, puis le troisième et enfin la totalité de la composition. La raison d’être du trait n’est pas ailleurs que dans l’engendrement successif et répété des autres, lorsque le principe pictural du geste s’efface peu à peu pour devenir pleinement méditatif.

https://xiaojunsong.net/

 

Laurent Dominique FONTANA

L’immobilité

De la fenêtre de la Galerie, le Rhône dans toute sa force et son ampleur, changeant au gré des orages et des sécheresses, miroir du temps. Le temps qui s’en va.

Les sculptures : figures noires, dressées, immobiles, la peau brulée. Les corps comme des arbres sur la grève, dont l’écorce décrirait le «livre des épreuves» : 
les fortes crues aux eaux chargées de débris, d’épaves, de branches. 

À l’image du monde des hommes, la matière noire traduit la vie comme un arbre ravagé par le temps.

https://laurentdominiquefontana.ch/

 





Ghost Tales-C. BAYENET-C. GLASSEY-U.RICHTER du 20/4 au 29/5/22

 

Carmen CALDAREA BAYENET

La création artistique a d’abord été pour moi le lieu d’un rapport quasi charnel entre la nature et le divin. J’ai consacré de nombreuses années à des créations qui s’inspirent de peintures religieuses traditionnelles de Transylvanie, dans lesquelles Jésus et les saints prennent place au milieu de décors ruraux, entourés d’arbres, de fleurs et de vignes. Petit à petit, la tradition a cédé le pas à des œuvres de plus en plus autonomes, qui posent des questions à la manière des postmodernistes, et tentent de redéfinir le lien entre l’humain (l’artiste), la nature (le corps), le divin (l’idéal). Mon travail est à la croisée des chemins entre un profond enracinement dans la tradition, et une remise en question permanente de celle-ci.

https://c-carmen-b.ch/

 

Catherine GLASSEY

Je pratique le moulage depuis de nombreuses années. Le fait de «saisir le vif » en reproduisant des fragments de corps ou d’objets et de les recombiner autrement, me permet de questionner le réel, de poser un regard différent sur les choses.

« Il n’y a pas qu’une seule réalité. Il existe plusieurs réalités. Il n’y a pas qu’un seul monde. Il y en a plusieurs, et ils existent tous parallèlement les uns aux autres, mondes et anti mondes, mondes et mondes fantômes, et chacun d’entre eux est rêvé ou imaginé ou écrit par un habitant d’un autre monde. Chaque monde est la création d’un esprit ».

Seul dans le noir de Paul Auster

 

Uta RICHTER

Uta Richter est une artiste berlinoise qui vit et travaille à Genève. Dans ses œuvres, elle se tourne vers le passé pour traquer la nature humaine.

La série « Berlin Ghost Stories » suit cette logique. Ce sont des assemblages dessinés et collés sur le fond sérigraphié du paysage industriel aujourd’hui démoli de Berlin-Treptow.

L’artiste aborde les actes d’équilibriste entre opportunités manquées et vécues, amour de la vie et violence, utopie et nostalgie, individualité et norme.

À partir de ces zones de tension, une perception dialectique de sa propre histoire veut s’ouvrir au regard du spectateur.

http://uta-richter.net/Texte/france/startf.html

VITRINES-BERNACHOT C.-GUYOT J.-MEYLAN É.-PERIER A.-PÉRY F.-SCHIBLER G. du 4/3 au 17/4/22

 

VITRINES

Claude BERNACHOT

Je fais de la « street photography », de la « photographie de rue ».
Je photographie les gens dans leur environnement. Par sa composition, le photographe organise le chaos, structure l’espace.
Il ne doit pas porter son attention uniquement sur la ou les personnes photographiées, mais aussi sur ce qui se passe derrière ou devant elles.
Ici, sans être le sujet principal de la photographie, les vitrines et leurs surfaces vitrées, utilisées comme arrière-plans, premiers plans, motifs ou par ce qu’elles reflètent, sont un élément important dans l’organisation de l’image.
Dans les diptyques, le photographe va chercher à mettre en relation, entre deux images, des éléments – formes, gestes, couleurs – qui vont tisser entre elles des correspondances, créer des résonances et qui, d’un bord à l’autre du cadre, vont se faire écho.

 

Jacques GUYOT

Le travail proposé pour cette exposition « Vitrine » est basé sur quatre photographies qui sont prises à travers une vitre donc « Vitre In ». Dans ce cadre vient s’inviter une autre œuvre photographique en rapport avec la photo. 
Cette oeuvre photographique est un cyanotype (Herschel 1842).
Ce procédé permet d’obtenir un négatif sans appareil de photo, avec des pauses longues de trente minutes et une source d’ultra-violet (Soleil). Le développement se fait avec de l’eau.
Les techniques photographiques numériques sophistiquées invitent la simplicité du procédé du cyanotype et, par là même, créent une vitrine virtuelle pour ces œuvres bleu Prusse.

 

Éric MEYLAN

Pour cette exposition sur le thème des vitrines, j’imaginais, au départ, des prises de vues à l’intérieur des commerces, avec des client(e)s, car je voulais qu’il y ait de la vie dans ces images.
Devant les évidentes difficultés de réaliser cette idée et l’arrivée du Covid, j’ai modifié mon approche : dans chacun des commerces visités, j’ai demandé au vendeur ou à la vendeuse présent(e)s de se placer devant sa vitrine et de cacher son visage (Covid oblige ! ) avec un objet prélevé dans son étalage.
Les photos, en plan large, montrent aussi bien les vitrines que les humains dans cette période si particulière.

 

Aline PÉRIER

Y a-t-il une vie après les vitrines ?
Elles sont belles, longues et parfaites.
Elles portent dans les vitrines tous objets de désir, robe, tailleur, chapeau, sac à main.
Plus qu’être à la mode, elles sont La Mode.
Jusqu’au jour où, même si leurs pommettes sont toujours hautaines, leurs yeux faits et leur teint lisse, elles se démodent.
Elles n’ont pas changé, pourtant elles ont vieilli. Ce n’est plus leur tour d’être belles.
Alors c’est la mise au rebut. Nues et démembrées, retirées du circuit, destinées à la casse et soustraites aux regards, il leur reste un dernier passage sur le trottoir avant l’arrivée du camion-benne ou, pour les plus chanceuses, du brocanteur.
Là le temps et l’oubli les effritent, les pâlissent et les blessent. La photographe Aline Perier y voit un parallèle avec nos vies humaines, où la vieillesse aussi peu à peu rend les femmes invisibles.
Et pourtant. En leur apportant sa lumière et son regard, en proposant de nouveau ces beautés idéales d’autrefois à nos yeux soudain ouverts et bienveillants à leurs imperfections, elle leur confère une autre vie.
Alors ce n’est plus de la mode. C’est de l’art. Et sans nul doute, un art de vieillir, et de vivre.
Texte : Sylvie Overnoy

 

Fabienne PÉRY

Quel sujet à explorer en pleine pandémie !
J’ai donc choisi de me mettre en scène dans des vitrines qui racontent 12 mois de confinement, restrictions et replis sur soi.
Heureusement, l’art nous garde une grande liberté et c’est avec enthousiasme que j’ai créé chaque jour une vitrine différente qui exprime ce que j’ai fait pendant une année de pandémie. Une seule fois au théâtre sur toute une saison d’abonnement ! ; la famille en images, les tâches quotidiennes, l’art, des travaux dans la maison, et… Noël.
Toute une année en vitrine !

 

Guy SCHIBLER

Par le mot vitrine, nous entendons ici, banalement, la devanture vitrée d’un local commercial. En quoi la vitrine peut-elle intéresser la photographie ?
La vitrine de magasin, c’est à la fois un cadre dont les quatre bords sont reliés par une vitre et, derrière cette vitre, une élaboration visuelle qui hésite souvent entre le bi- et le tridimensionnel : surface dilatée dans la profondeur ; volume fortement aplani. Un cadre qui délimite un champ, donc. Ou un champ qui remplit un cadre. L’analogie entre vitrine et photographie apparaît immédiatement. Photographier une vitrine, c’est par conséquent produire une mise en abyme : mettre un cadre dans un cadre, un champ dans un champ.
Une vitrine maintient le passant à distance de ce qu’elle montre. C’est pour lui la source d’un certain confort, car il n’est pas obligé d’acheter, il n’est pas obligé d’entrer dans le magasin. On lèche la vitrine, on ne la mange pas. Une vitre est là pour séparer regardeur et regardé ; devant et derrière la vitre, ce n’est pas le même monde. Nous sommes mis en position de spectateurs face à des objets exposés, mis en scène, montrés avec ostentation… Tout cela pourrait être dit aussi de la photographie. 
Comme tout spectacle, la vitrine ne produit de la distance que pour mieux attirer. C’est l’éternel paradoxe de la séduction, ici adapté aux codes du visual marchandising. Dans sa vitrine, par sa vitrine, un magasin fait le beau. Elle est sa parure, son maquillage parfois, une incitation et une invitation à entrer, à aller y voir de plus près, et à acheter ensuite, bien sûr. Fabrique d’illusion et de désir, elle est à la fois appât et promesse. 
Et comme tout spectacle qui finit par nous offrir un miroir de nous-mêmes, il arrive bien souvent qu’une vitrine nous renvoie en reflet notre propre image, que le passant y aperçoive soudain sa propre tête au milieu des choses à vendre. Le voilà flatté d’être intégré à l’image. La vitrine est, comme peut l’être la photographie, un miroir de Narcisse.
Les textes et légendes de cette double série de photographies doivent beaucoup à Sandrine Le Corre et à son ouvrage Esthétique de la vitrine, Paris, L’Harmattan, 2018.







ESAAA-Mémoires de l’eau du 14/1 au 27/2/22

 

Mémoires de l’eau 

L’eau est porteuse de mémoire disait Gaston Bachelard.

Le grand cycle de l’eau marque le temps, les paysages, les matières et les cultures.
Des points les plus hauts jusqu’aux grandes profondeurs, l’eau circule et modèle la géographie, façonne les cultures et les imaginaires.
Le projet d’exposition porte sur les formes, les histoires et la poésie liés à cet élément essentiel.

Quelques axes de recherche ont été explorés lors de la préparation des travaux :

  • les traces sur la matière, cartographies sensibles…
  • l’eau enfouie et retrouvée, les grottes et mers cachées…
  • anthropologies des réseaux, mémoires des fleuves et des rivières, les métiers de l’eau…

Quinze élèves de l’École des Beaux Arts d’Annecy ont travaillé sur ces thèmes et vous en présentent le résultat dans cette exposition.

 




Joyce CURVAT-Marie Gala PERROUD-YZO du 14/8 au 8/9/2019

Joyce CURVAT

Pour cette exposition, aucune contrainte n’était donnée, pas de thème imposé, pas de format précis. Quelle liberté ! Les semaines se sont enchaînées, les mois, le quotidien… et l’atelier est devenu un champ d’explorations multiples et variées. Avec différentes techniques « ce qui reste, la trace, l’empreinte, la mémoire  » sont toujours mon propos mais l’économie de moyen s’est installée doucement.

Mon travail commence toujours par l’écriture. Elle me sert de point de départ, qu’elle soit en « touche peinte » ou en « trace-mémoire », elle est obligatoire, systématique presque méditative. Paisiblement le faire se confond intimement avec le penser.

Je vous présente donc aujourd’hui une « Suite de petites histoires peintes »  qui commence par il était une fois je rentre à l’atelier…. 

http://www.joyceline-curvat.com/

Marie Gala PERROUD

Vit et travaille dans le Forez, magnifique région de montagnes et de forêts dans lesquelles elle puise les matériaux nécessaires à ses recherches : graines, feuilles, branches, terres, pour trouver une harmonie de couleurs, de formes, de matières et de sensations.

La vision de ses œuvres procure une impression d’équilibre parfait, à l’image de l’effet que les végétaux provoquent sur nous quand on les observe, et aussi un sentiment d’étrangeté, par la recherche audacieuse de formes mi-animales mi-végétales. 

Ce qu’elle nous montre est la partie invisible du monde vivant. Derrière les arbres majestueux, les herbes et les fleurs, tout un monde organique bouillonne.

http://www.mariegalaperroud.fr/

YZO

La sculpture d’Yzo est consacrée au rapport de domination que l’homme impose à la nature. Elle s’intéresse à la confrontation entre l’humain qui cherche à faire le monde à son image et la nature avec son incroyable résilience. Elle interroge les notions d’exploitation, de colonisation et d’érosion. Le sujet n’est pas l’effondrement de l’humanité mais la recherche du point d’équilibre. 

Son matériau, l’acier, est choisi pour renforcer son propos. C’est par le métal que l’homme a dominé la nature, c’est avec lui qu’elle cherche la réconciliation. Pour y arriver, elle s’engage physiquement pour rendre à cette matière industrielle une forme organique et minérale. 

https://www.yzo-art.com/

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Faites glisser votre souris pour voir l’ensemble de l’exposition à 360°.

Philippe GIACOBINO-Rudolph REUMANN-Michel LUDI du 10/7 au 11/8/2019

Rudolf REUMANN, vit et travaille en haute Savoie. Rudolf pratique les techniques classiques de la gravure sur cuivre ainsi que la collagraphie et la photogravure. Pour parfaire ses techniques, il a participé à des cours à Edimbourg, à Berlin, en Espagne et en Suisse.

www.facebook.com/rudolf.reumann

Philippe GIACOBINO vit et travaille à Genève. Professionnellement, Philippe a exercé la psychiatrie et en conciliant les deux pratiques, il a cherché a développer pour lui même leur complémentarité. Ses encres sur papier sont inspirées des forêts, des plaines, des montagnes ou des arbres, paysages filtrés par son imaginaire.

http://www.philippegiacobino.ch/

Michel LUDI, plasticien sculpteur. Ses oeuvres sont un cheminement philosophique empreint de poésie. Michel travaille le fer, l’acier, intègre parfois des plumes. Il est également enseignant à l’école des Arts visuels de genève.

http://www.galerieyolennwhite.ch/_MichelLudi.html