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Emmélie ADILON-Vincent GONTIER du 7/8 au 20/9/2026

Emmélie ADILON 

Ma démarche plastique relève de l’engagement à décrire des territoires relevant d’une fragilité, d’un déséquilibre ou désordre humain et écologique. Touchant principalement les océans, les mers, fleuves et rivières, ou des situations issues de ces lieux. Leurs transcriptions se fait par la projection cartographique. Les cartes sont sélectionnées, travaillées : elles sont mises en scène. 

Elle peut également se faire par la marche, action contemplative, poétique et plastique.

Les œuvres réalisées sont structurées d’une manière constante, autour de la ligne, et des méandres. Ces superpositions, jeux graphiques, créent une forme d’illisibilité, d’indescriptible maillage de situations, de la forme à l’informe.

La peinture sur tissus organdi, et les assemblages complexes de différents formats ajoute la mise en scène d’une forme de questionnement. 

Ces infimes fragments d’espace, de temps et leur relation avec le corps, deviennent invitations, à une rêverie métaphorique, et un positionnement politique.

https://www.emmelieadilon.fr/

https://www.instagram.com/emmelieadilon/

 

Vincent GONTIER 

Le journal est mon matériau. Tout ce qui fait sens devient signe. «Quotidien bloqué entre des mâchoires d’acier, pages de signes dans des étaux obscurs» (P. Péju). Quotidiens dépliés organisés en dallage, pirogues effilées chargées de littérature. Quotidiens brûlés à la loupe les jours de soleil. Qu’il s’agisse d’un environnement où les synapses de papier jouent avec l’espace et le corps, d’une installation de pirogues en acier, sur des journaux ou dans un parc, de sculptures ou de dessins, le regard oscille entre fragilités et résistances. Alors que la morsure du soleil imprime des pages en suivant les traits d’une actualité chargée de secousses, que des assemblages de papiers et d’aciers se chargent de présence énigmatique, que des accumulations de « croquis-sculptures » projettent des paysages urbains, je poursuis un chemin par les travers du quotidien.

http://www.sculpture-presse.fr/

https://www.instagram.com/vincentgontier1/

Victor CANIATO-Ilan WOLFF du 19/6 au 2/8/2026


 

Victor CANIATO 

Dans ma pratique de sculpteur la phase de réalisation d’une œuvre est un processus lent, complexe et très variable. J’ai toujours privilégié les matériaux traditionnels et lourds pour réaliser mes sculptures : ciment, bois, métal. Leur gravité permet de les rattacher à la terre.

À la pauvreté de ces matières inertes et sans noblesse que j’aime utiliser, j’ajoute quelquefois un peu de bronze, une pointe d’or. Le dialogue que je cherche à établir entre matières pauvres et précieuses donne à mes sculptures une tension singulière où simplicité et poésie se rejoignent.

Cette relation à la matière traduit une volonté de placer l’émotion et le sens au cœur même de l’œuvre. Témoignant ainsi du regard contrasté que je porte sur notre monde contemporain : ses naufragés, ses sans terre, ses sans maison, mais aussi ses beautés.

Œuvres poétiques, silencieuses, suspendues dans l’espace et le temps. Elles évoquent également par leur dimension symbolique : oiseaux, étoiles, petites maisons, la persistance des grands mythes universels et fondateurs de l’humanité enfouis depuis toujours au cœur de chacun.

https://www.instagram.com/victorcaniato/

 

Ilan WOLFF

Les deux séries présentées ont été réalisées au cours des dernières années.
La première série « Mon jardin secret » (2021-2026), a été réalisée à l’aide d’appareils photo à sténopés multiples, comptant de 3 à 23 sténopés, pour photographier différents végétaux (principalement des cactus) dans mon jardin. Cette méthode de travail m’offre une nouvelle façon d’observer la nature et mon environnement en décomposant le sujet en de nombreux petits détails (chaque sténopé capturant un détail) et en le recomposant avec de nouvelles lignes, formes et espaces.

La deuxième série « les quatre éléments » (2015-2018) – est une série de Photogrammes / Calorigrammes que j’ai commencée en 2000 sur de grands formats de papier et qui se décline ici en petit format. Ces œuvres sont réalisées en utilisant uniquement de l’énergie lumineuse et thermique et du matériel photographique, sans aucun appareil photo.
Cette série est un hommage à Thomas Wedgwood, qui a réalisé la première image photographique (photogramme) en 1802.

https://ilanwolff.com/

https://www.instagram.com/ilanwolff/

 





Mireille FULPIUS-Olivier GIROUD du 30/4 au 14/6/2026

 

Mireille FULPIUS

Artiste plasticienne, Mireille Fulpius est née à Genève en 1951. Jeune diplômée des Arts Visuels de Genève, elle commence sa pratique artistique par le travail du métal qu’elle soude, chauffe et plie pour obtenir des pièces volumineuses parfois colorées dont le poids nécessite souvent du matériel de levage. Ce médium l’accompagnera une dizaine d’années.

En 1990, elle installe ses ateliers à Seyssel, au bord du Rhône, dans une friche industrielle dont les dimensions modifient considérablement ses repères spatiaux. C’est pour elle, la redécouverte du bois qui marque un tournant décisif dans sa pratique artistique. Des pièces exécutées rapidement à la tronçonneuse sortent de son l’atelier bois – on peut y voir alors une affinité de formes avec les pièces de bois d’Olivier Giroud – et quantité d’empreintes de végétaux frottées à l’encre sur toiles ou papier, sortent de son atelier de dessin.

Puis, à la fin de la décennie, sans renoncer ni à la sculpture ni au dessin travaillé à l’encre de chine ou d’imprimerie commence une aventure artistique qui se joue encore aujourd’hui avec d’éphémères « installations » environnementales. Le changement d’échelle qu’implique les œuvres environnementales engagera Mireille vers un travail plus collaboratif.

Pont desZ’Arts :

Questionnée par la mystique ancestrale du nombre d’or, M.F. livre ici quelques pièces d’un rafraîchissant plongeon dans la fascinante suite de Fibonacci. Pour l’artiste qui a enseigné un temps la géométrie, expérimenter en sculpture cette suite légendaire constituée d’additions de nombres entiers, dont chaque terme successif représente la somme des deux termes précédents et apprécier si les figures obtenues répondent à l’affirmation « d’Harmonie universelle » est jubilatoire. En soudant directement entre elles des sections de fines tiges d’acier pour correspondre aux exigences mathématiques, M.F. reprend ses outils de « métallo » avec lesquels elle avait commencé son activité plasticienne. Ses gestes sûrs fabriquent des arborescences qui disposées en perspectives mouvantes créent des sculptures délicates et transparentes pouvant ainsi se développer à l’infini dans la simplicité des rapports harmoniques. Assez joué !

Sans quitter le métal, ses recherches actuelles la libèrent du nombre d’or et la renvoient vers ses propres contraintes. On le sait, les voyages ont des effets collatéraux. Découvrir la furie ardente de la géologie magmatique des pays nordiques, aura réinventé plastiquement ses dernières pièces. On retrouve dans ce récent travail de longs volumes vifs hexagonaux qui peut-être, à leur façon, libèrent sa propre énergie. 

Mireille suit ses impératifs… Depuis peu, elle explore des tirages photographiques issus de brocantes et en extrait des lignes de « contre-bande ». Ces lignes orthogonales, agrandies à l’envie, cernent une absence dont le sujet même semble se définir par son absence. Rétive aux explications, l’œuvre de Mireille Fulpius porte au jour « les données d’une expérience dont, l’ordonnancement est doté du sens dont il est la source ». (E. Husserl)

Sylvie Bourcy

www.mireillefulpius.com

 

Olivier GIROUD

Olivier Giroud vit et travaille près de Vienne en Isère.

Ses matériaux de prédilection sont essentiellement la terre et le bois, mais également l’acier.

Ses œuvres au dépouillement quasi monacal sont généralement pensées comme des architectures, combinant intérieur et extérieur et pénétrabilité de la sculpture.

« C’est nous qui donnons à ces ouvrages leur dimension vraie en les mesurant aux imaginations de notre corps. Par des portes étroites, des plans inclinés, devant des seuils et des perspectives fermées. Ce sont les œuvres elles-mêmes qui en l’interdisant créent l’ouverture où elles nous invitent à basculer » (Jean Planche)

En posant les yeux sur les études et les maquettes d’Olivier Giroud, qu’elles soient en terre, en bois ou en métal, on comprend la véritable signification du mot « monumental » en langage sculptural. Il n’y a plus d’échelle, plus de repère, on pénètre dans ses maquettes comme si nous entrions dans un temple ou une cathédrale.

www.oliviergiroud.fr

 






Cécile ANDRIEU-Corine GRUMO du 13/3 au 26/4/2026

 

Cécile ANDRIEU

Née en 1956 à Charleville-Mézières, Ardennes, je vis et travaille moitié à Paris (atelier aux Arches, Issy-Les-Moulineaux 92), moitié à Kanazawa (Japon) où j’ai également mon atelier. 

Formation

1982 Maîtrise d’arts Plastiques – Université Aix-Marseille I
1982~86 Boursière du gouvernement japonais & Japan Foundation / Université de Tokyo ( Dépt. Esthétique)
1986 Thèse de 3e cycle en Arts Plastiques – Paris Sorbonne I

Durant mes études l’art minimaliste et l’architecture cistercienne ont éveillé mon goût pour l’essentiel tandis que l’art conceptuel et les sciences du langage en plein essor stimulaient mon intérêt pour les mots. La découverte d’un artiste, Shusaku Arakawa et d’un linguiste-philosophe, Toshihiko Izutsu m’a ensuite amenée à me passionner pour la culture japonaise dans laquelle je me suis immergée en 1982, et qui a déterminé mon orientation artistique. 

En m’initiant au japonais j’ai vraiment pris conscience du poids des mots dénoncé par Italo Calvino et de la force du silence. Dès lors, travaillant beaucoup avec des textes, livres ou dictionnaires, et des outils liés à l’écriture (papiers, caractères typographiques, mines, craie…), associés parfois au fer, à la chaux au verre, à la pierre comme à des objets préfabriqués je me suis attachée à ex-poser le silence de la lettre écrite ou imprimée avant l’émergence du sens pour tenter une autre façon de « Voir ».

Puis, avec le développement du numérique j’ai réalisé l’importance de la trace de la lettre, quelle que soit la langue ou la graphie, trace tangible qui a favorisé l’essor de la civilisation humaine et demeure un point de repère essentiel pour les êtres de langage et d’écriture que nous sommes en nous « ancrant » dans l’espace et le temps réels. C’est donc à la redécouverte ou régénération de la lettre-trace mise à mal par le numérique que je travaille en créant objets ou installations, in situ notamment. Je m’inspire en effet beaucoup du cadre historique, culturel ou architectural dans lequel j’interviens et avec lequel je m’efforce de faire dialoguer mes travaux. 

Enfin, je reste aussi très attentive aux qualités esthétiques. 

cecile.andrieu.kawakami@gmail.com
www.cecileandrieu.com
instagram.com/cecile.andrieu_art
facebook.com/cecile.andrieukawakami
lesarches.com

 

Cô.rine GRUMO

On me demande souvent d’où je viens, quelle école m’a formée, quel chemin j’ai suivi. La réponse est simple : je suis artiste autodidacte. Tout pourrait s’arrêter là.

Mais je n’ai pas voulu m’en tenir à ces mots. J’ai décidé d’écrire l’histoire de ma vie.

Une page blanche. Quelques mots. Très vite, une écriture entièrement inventée apparaît, composée de lignes horizontales, verticales et quelques obliques. Je trace alors une grille de 9 sur 9, soit 81 cases. Pourquoi 9 sur 9 ? Simplement le format de ma page.

Mais je ne m’arrête pas là. Il me faut aller plus loin, donner un sens à ce travail. J’y laisse alors une trace : mon identité, ma signature « Cô ».
Sur cette page vierge quadrillée, je grise de manière harmonieuse mon nom d’artiste. Toutes les cases non grisées sont ensuite numérotées. Elles sont symbolisées par un même glyphe et retranscrites, une à une, sur les pages correspondantes : l’emplacement de la case une est transféré sur la page une, et ainsi de suite. Les cases grisées sont elle aussi numérotées et associées à un autre glyphe.

Après plusieurs mois de travail, les 81 pages sont achevées. Aux contraintes initiales se sont ajoutées des gestes spontanés, une écriture complètement imaginaire et libre d’expression.

Ce livre ouvre une nouvelle dimension, appelée à se poursuivre dans un second tome, ou l’effacement viendra révéler pleinement le sens de l’ensemble.

« Cô » prend naissance tantôt en positif, tantôt en négatif.

C’est le début d’une longue histoire, appelée à se prolonger encore et encore.

 Et c’est au travers de cette nouvelle exposition que je vous invite à découvrir mon chemin de vie.

instagram.com/cocobounty24

 





Myriam RIBON-Audrey STEINER 30/1/26 au 8/3/26



Myriam RIBON

Myriam est diplômée des Beaux-Arts de Grenoble, ville dont elle est originaire. Son médium principal est le dessin numérique, un support qui lui permet d’explorer des styles et des univers variés.

Elle s’appuie sur des photos, des images trouvées sur internet ainsi que de ses propres croquis. Son travail propose un catalogue d’ambiances multiples et colorées avec des références au cinéma, aux livres et à la musique, tout en laissant aux spectateurs et spectatrices la liberté d’interpréter chaque dessin. Elle explore des émotions telles que la solitude, l’absurde et l’errance avec parfois une touche d’humour, dans une dynamique de prolifération.

 

Audrey STEINER

Artiste plasticienne, base sa démarche sur la réutilisation de matériaux industriels pour explorer la relation entre matière et perception. Elle récupère des blocs de polyéthylène destinés au recyclage, dont les formes aléatoires et les mélanges de couleurs uniques deviennent la source de ses sculptures appelées « artblocks ». Son processus artistique interroge la matière en la transformant pour rendre visible l’invisible. Ces blocs, une fois manipulés ou associés dans des compositions comme des cairns ou des séries telles que « Mirage » et « Rorschach revisité », invitent à une interprétation personnelle du spectateur. Audrey Steiner joue également avec le phénomène de paréidolie, où des images familières émergent des formes abstraites. Sa démarche s’inscrit dans une réflexion écologique et esthétique, valorisant le contraste entre densité matérielle et sensualité visuelle.

https://www.audreysteiner.com

 instagram.com/audreysteinerart

 




Cinéma 2026

 

Chères amies, chers amis,

Comme l’année dernière, cette année 2026 débute avec un cycle de cinéma et conférence consacré à l’art et aux artistes. Ces rencontres seront suivies d’une discussion autour des films, œuvres et artistes présentés.

LA FRATERNELLE, histoire(s) d’une Maison du Peuple, un film de Bernard Boespflug 

Issue d’un cercle ouvrier, créé à Saint-Claude à la fin des années 1870 puis transformé en coopérative d’alimentation en 1881, La Fraternelle se distingue radicalement des autres coopératives par ses statuts de 1899, en grande partie dus au socialiste Henri Ponard. Ceux-ci prévoient que les bénéfices seront intégralement reversés à une caisse sociale permettant la mise en place de services de prévoyance, de secours, de retraite et d’entraide avec les autres coopératives.

Héritière d’une utopie réalisée, La fraternelle est aujourd’hui un véritable espace culturel pluridisciplinaire qui fait revivre depuis plus de 40 ans cet imposant édifice de 4000 m2, classé à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.

Ainsi, aujourd’hui, la Maison du Peuple c’est :

  • un cinéma avec 3 salles classées art & essai dont un théâtre ;
  • un café associatif ;
  • un espace dédié aux arts plastiques né de l’ancienne imprimerie typographique de la Maison du Peuple ;
  • des logements privés ;
  • des logements dédiés aux artistes accueillis ;
  • un fonds d’archives d’entreprises coopératives et mutuelles, syndicales, de groupements politiques ou d’associations culturelles et sportives ;
  • une exposition permanente retraçant un siècle d’histoire ouvrière ;
  • des espaces d’expositions temporaires ;
  • deux locaux de répétition, dont un studio d’enregistrement ;
  • la salle Ponard, lieu de réunion et de formation ;
  • une boutique et une artothèque.

Elle conduit une action de diffusion et de création culturelle dont le rayonnement dépasse largement le cadre local. Forte de plus de 400 adhérents, 40 bénévoles et 15 salariés, elle noue des relations de plus en plus larges et des partenariats de plus en plus nombreux.

https://www.maisondupeuple.fr

Commenté par Alain Mélo, historien, archiviste et archéologue reconnu pour son expertise dans la valorisation du patrimoine historique. Il est diplômé de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales. 

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Ernest LUGUET, le « Mozart paysan » savoyard tombé dans l’oubli 

Né à Saint-Pierre-de-Curtille (en Chautagne) en 1897 dans une famille paysanne, Ernest Luguet est un artiste complet et autodidacte. Fondateur de la Compagnie du Sarto, membre de l’Académie de Savoie, auteur du recueil d’histoires du terroir « Fanfiournes et Pimprenelles », il fut aussi un talentueux compositeur classique.

Après de brillantes études littéraires au collège de Rumilly, brutalement interrompues par la Grande Guerre, il perfectionne sa technique musicale à l’Ecole Normale de Musique de Paris (Alfred CORTOT), suivant notamment les cours de Nadia BOULANGER. À la fin des années 1930, il se lie d’amitié avec Nestor LEJEUNE – Directeur de la Schola Cantorum –  Son talent est ensuite repéré par plusieurs de ses contemporains, qui dirigent bientôt ses grandes œuvres lyriques et symphoniques.

Présenté et commenté par Lionel Berthet, auteur compositeur et président de la jeune association Musics Trans’Generations, la conférence sera illustrée de quelques morceaux musicaux interprétés par le talentueux pianiste Pascal Gallet.

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Le Grand Bal – film documentaire de Laetitia CARTON – 2018

Diplômée des Beaux Arts de Clermont Ferrand, Laetitia Carton après plusieurs expositions dès la sortie de l’École, rencontre le documentaire de création lors de son post-diplôme à l’École d’art de Lyon et suit le Master de réalisation documentaire de Lussas. Son film « Le Grand Bal » a réuni des milliers de spectateurs en France après une sélection officielle au Festival de Cannes. Ce film a été nommé pour le César du meilleur documentaire en 2019.

C’est l’histoire d’un bal. D’un grand bal. Chaque été, plus de deux mille personnes affluent de toute l’Europe dans un coin de campagne française. Pendant 7 jours et 8 nuits, ils dansent encore et encore, perdent la notion du temps, bravent leurs fatigues et leurs corps. Ça tourne, ça rit, ça virevolte, ça pleure, ça chante. Et la vie pulse.

Viviane Héritier est musicienne, professeur de musique et avec son petit groupe, joue régulièrement de la « musique Trad » un peu partout en France. À l’issue de la projection elle vous propose un mini-bal pour illustrer la soirée.

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Poésie spectaculaire autour de l’œuvre du poète André Martel dit « Le Martelandre » 

André Martel (1893-1976) est l’inventeur du Paralloïdre. Après une carrière doublement académique en tant que professeur de français et secrétaire de l’Académie du Var ; passée à manier la langue française dans la plus grande rigueur, une crise survient. C’est la seconde guerre mondiale qui ravive les traumatismes qu’il vécut durant la première pour laquelle il a été mobilisé. Au seuil des années 50, bien que déjà poète, il décide de faire sa révolution littéraire. 

Un tendre hommage servi par la musique, le corps et la voix de Michel Tabarand artiste contemporain, protéiforme, qui prête ses talents de saltimbanque en poésie musicale et nous entraîne à la découverte de cet autre artiste, poète méconnu du 20e s., André Martel.

Une participation financière se fera sous forme de tombola en soutien à la Galerie le Pont des Z’Arts.

Nous vous espérons nombreux pour fêter l’art et commencer cette nouvelle année en nous accompagnant dans ces découvertes !

Collective CURIOSITÉ du 7/11 au 14/12/2025






 

TOKYO 26/9 au 2/11/25

 

TOKYO

Cette exposition collective est l’aboutissement du travail de photographes ayant participé à un stage à Tokyo en octobre 2023, sous la direction du photographe Jean-Christophe Béchet.

L’année 2024 a été consacrée à la sélection des photos, à la construction des séries, ainsi qu’au choix des papiers et des cadres, en vue d’une première exposition intitulée «Tokyo Transit» à Paris, à la Galerie des Photographes.

Cette nouvelle exposition à Seyssel renouvelle les choix des artistes et en accueille de nouveaux.

À travers l’objectif audacieux de dix photographes contemporains – sept femmes et trois hommes – cette exposition renouvelle notre vision de Tokyo. En octobre 2023, leurs regards ont exploré librement la métropole japonaise, loin des clichés familiers et des attente figées. Leurs images alternant entre noir et blanc intemporel et couleurs vibrantes, capturent avec justesse les multiples facettes de cette ville fascinante. Le noir et blanc souligne subtilement l’intimité, l’intemporalité et les contrastes puissants d’un Tokyo parfois discret, souvent profond. La couleur quant à elle, révèle l’énergie explosive, les jeux de lumières hypnotiques, les enseignes lumineuses aux couleurs saturées et la richesse de ses rues animées, des quartiers branchés de Shibuya aux ruelles paisibles d’Asakusa. Ensemble, ces deux approches photographiques se répondent, créant un dialogue qui révèle Tokyo dans toute sa complexité : entre tradition et modernité, calme et effervescence, anonymat et singularité.

Cette exposition invite à découvrir une ville toujours en mouvement, revisitée avec originalité et sensibilité, par des artistes en quête d’un regard neuf.

Carla BERNHARDT      https://hanslucas.com/cbernhardt/photo
Laurence COLLINS
Marie DANGUY
Sandrine FAGNART-LIOU
Jacques GUYOT            https://www.instagram.com/jacques.guyot.52/
Michel HUART               https://michelh.book.fr/galeries/
Sonia LABEAUME
Nicole LEYSSEN
Gérard PARYZAK          https://gparyzak.com/
Laurence PARYZAK    https://www.instagram.com/lyzak_photographie/




Isabelle BAECKEROOT-SERVANE 8/8 au 21/9/25




 

Isabelle BAECKEROOT

Dans mon travail, je tente de capter avec les couleurs et la matière un accord entre visible et invisible. Qu’il s’agisse de l’eau des rivières ou de fluides plus subtils qui semblent nous porter, de la lumière ou de l’ombre qui jouent à créer des formes familières, végétales, animales ou humaines, de la ligne d’horizon ou de la tension verticale de la cascade, il y a une traversée des apparences vers un lieu où se retrouver.

C’est un passage tendu, ténu, vers des univers imaginaires qui demande de l’attention, et du temps pour tenter (peut-être) de l’accueillir et de le restituer. Je me sers de la transparence du verre où les miettes, les bulles, les couleurs vont faire parler les surfaces et les profondeurs.

www.isabellebaeckeroot.fr

 

SERVANE

Pour rétablir la possibilité d’une peinture contemporaine, la série «Les grands gueules» offre a posteriori une transposition picturale de l’expression populaire. Sa forte présence plastique – grands formats renforçant visibilités chromatique et graphique – renvoie au volume sonore et au «trop» de paroles de la locution.

Investissant le champ lexical de l’expressionnisme abstrait des années 50 et l’urgence du graffiti, «les grands gueules» déballent un graphisme en mouvement : agité, hors maîtrise, offrant un espace de liberté à la texture par projections, dégoulinures et gouttes.

La spontanéité et l’imprudence du propos rendues visibles s’ancrent dans l’improvisation de la démarche. Rien n’est déterminé a priori. Tout se trouve dans l’action.

Paradoxalement, l’«action painting» investit la béance étymologique liée à l’absence d’action, aux bruits et aux parasites du discours. Elle signe plastiquement l’incohérence entre le discours et les actes par retouches, recouvrements, ratures…

Il s’agit enfin d’un retour à une figuration partielle. La série convoque un registre de figures populaires, païennes, issues de l’Art naïf : masques africains, «casse-noisettes du Harz», animaux, icones… sous forme de silhouettes à caractère expressif détourées sur fond clair.

La série convoque un registre de figures populaires, païennes et caricaturales.

https://www.servane.fr/

Terence PROUT-Clarence STIERNET du 20/6 au 3/8/25

 

Terence PROUT

Plante des arbres sur les hauts de Seyssel depuis plus de 30 ans

Peintre, peintre de décors et scénographe. Terence travaille au théâtre de La Comédie de Genève en tant qu’adjoint au directeur technique.

L’équilibre est mouvements. Se laisser la surprise de se laisser surprendre. Ce sont les questions qui m’intéressent avec des réponses en constantes remises en question en fuyant les affirmations.

Ma peinture est une grande interrogation menée du bout du pinceau, c’est le chemin qui me tient éveillé. La peinture de personnages qui voyagent dans un monde de couleurs, c’est ma musique.

Drame ou farce c’est une question de point de vue.

« Le réel c’est quand on se cogne » a écrit Lacan.

Rencontres furtives, rencontres impossibles, rencontres ratées, histoires d’amour, amitiés rêvées, mais aussi contemplation et poésie.  Monologues intérieurs. Ces personnages se parlent à eux-mêmes, regardent ensemble dans la même direction plus qu’ils ne se voient, c’est aussi pour cela qu’ils nous parlent de nous. Rien d’éloquent, de grandiose, d’héroïque, juste un peu de métaphysique quotidienne aux confins de nos petites angoisses quotidiennes, à la rencontre de nos incertitudes. Et aussi cet humour subtil, cette gentillesse pleine de retenue et de pudeur.

Philippe POUSSIERE

 

Clarence STIERNET

Dès ma petite enfance, j’ai beaucoup bricolé, fabriqué, dessiné et peint. En 1980, tout en continuant à peindre, j’ai obtenu une Licence en philosophie (Universités de Louvain et Genève).

J’ai commencé à tailler du bois en autodidacte avant d’entrer à l’Ecole Supérieure des Beaux-arts de Genève où, en 1990, j’ai obtenu un diplôme en sculpture (spécialisation taille de pierre et géométrie).

Tailler du bois a relevé pour moi d’un véritable coup de foudre qui a duré plusieurs décennies. Puis, l’âge venant, avec la difficulté de soulever des troncs d’arbre, je me suis mise à la terre en 2018. Ceci est ma première exposition de céramique.

Les femmes, les bateaux et les oiseaux étaient déjà présents dans mes peintures et mon travail sur bois.  Les oiseaux à tête d’enfant m’occupent depuis plusieurs années. J’avais été frappée un jour par une toute petite photo, dans un magazine, d’azulejos portugais sur la façade d’un immeuble qui représentait, perchés sur un arbre, des oiseaux à tête d’enfant. Il suffit parfois de très peu pour déclencher une obsession qui dure des années …

Concernant les bateaux, il ne s’agit pas pour moi uniquement de la question actuelle et tragique des réfugiés devenue hélas familière, c’est aussi et surtout celle des pauvres humains que nous sommes, naufragés effrayés, à la dérive dans cet univers si peu intelligible, sous le regard tranquille des oiseaux.

www.clarence-stiernet.ch




Brigitte RITSCHARD-Nina SCHIPOFF du 02 mai au 15 juin 2025

 

Brigitte RITSCHARD

Elle porte un intérêt singulier aux « riens », à ces « riens » (*) qu’on ne regarde plus. Son regard s’est attaché aux sachets de thé infusés (elle a mené ainsi un travail autour de ce rien durant une douzaine d’années) puis à de vieux pulls chargés d’histoire, aux fèves de galette, aux pétales de mariage glanés sur les parvis des églises. Depuis deux ans, elle s’intéresse aux arbres, à leur langage et surtout aux arbres abattus dans les coupes rases. Elle mène ainsi un catalogage d’éclats de bois qu’elle ramasse et dessine. Cela l’amène à s’interroger sur ces saignées inéluctables que subissent toutes les forêts.
(*) « Rien est un mot spécieux qui ne veut rien dire, rien m’a toujours mis la puce à l’oreille » Nicolas Bouvier . Journal d’Aran
http://www.brigitte-ritschard.com/

 

Nina SCHIPOFF

Artiste interdisciplinaire elle vit entre Genève et Sierre, travaillant dans les domaines de la peinture, de la photographie et de l’installation.

Diplômée de la Haute école d’Art et de Design de Genève (HEAD) et titulaire d’un diplôme postgrade de l’école de Décor de Théâtre de Genève, Nina poursuit actuellement un Master en Arts dans l’Espace Public + Son à l’EDEAH à Sierre.

Dans son art Nina explore les liens complexes entre l’humanité et la nature, en s’intéressant aux concepts d’espace, de temps, de mouvement et de haptique. Ses œuvres reflètent les traces visibles et invisibles de nos interactions avec le monde naturel, tout en interrogeant leurs impacts écologiques et géopolitiques. Elle invite le spectateur à repenser sa relation avec l’environnement et l’importance de trouver un sens dans notre interdépendance avec les autres et le monde qui nous entoure.
https://www.ninaschipoff.com/

 




 

Pablo OSORIO-Chantal PAYET du 14/03 au 27/04/25

 

Pablo OSORIO

Artiste suisse d’origine colombienne présente une sélection de travaux réalisés entre 2019 et 2024.
Ces gravures, faites dans leur intégralité sur métal, font appel à  diverses techniques de la taille douce et révèlent une carte plus large et détaillée de l’univers créatif et symbolique de l’artiste où l’absence de préméditation laisse place à la matérialisation d’un monde sans filtre, libre et spontané, où l’inconnu révèle le connu, l’inconscient révèle le conscient, le visible invite à l’invisible, et la poétique des pièces devient porteuse de sens pour raconter ses propres histoires.

https://pinacotheque.ch/artiste/osorio-pablo

 

Chantal PAYET

Je revisite et interprète des histoires que tout le monde connaît, issues de notre culture commune artistique, littéraire, iconique ou populaire. Installations et sculptures nous évoquent des mythes, contes, ou tableaux célèbres, en traversant plusieurs époques de la mythologie jusqu’à aujourd’hui.
Une histoire peut en cacher d’autres, celles que j’invente en métamorphosant le monde qui m’inquiète et me questionne, des histoires symboliques, légères, rugueuses qui râpent la main et la raison.
J’aime associer des idées, jouer avec des références à tiroir, détourner le joliment beau, parler de séduction de monstruosité, citer mon grand-père boulanger… et surtout à les mettre en forme.
Mon langage est image, couleur, espace. Plaisir d’expérimenter, je me passionne pour les processus de fabrication en céramique, particulièrement la porcelaine. Je sens devant moi un vaste champ à explorer pour la connaissance de la matière et me rapprocher de mon propos. Mes premières recherches explorent la finesse et les textures, aujourd’hui c’est dans l’équilibre des assemblages que je m’affronte.
Je ne cherche pas à transcrire la nature mais à interpréter les représentations qu’on en a. Ces séries explorent et brouillent les différents aspects du monde vivant, qu’il soit minéral, végétal ou animal, montrant une nature en mutation. Dans un univers poétique, merveilleux, ou tragique, j’invite le public à tisser des liens entre. ses connaissances et mon travail de plasticienne, à imaginer ses propres histoires.
http://chantalpayet.fr/

 



Bruno THÉRY 31/01 au 9/03/25

 

 

Bruno THÉRY

Trente ans durant, l’artiste aura fourni à Jazz à Vienne son identité visuelle, cette affiche qui, un jour, déroulait, sur les panneaux d’affichage de Lyon, Rhône Alpes ou de Paris. Faut il le rappeler ? Bruno Théry aura disposé durant trois décennies d’une totale « carte blanche »  de la part du festival. Beaucoup s’en souviennent…

Il faut imaginer : alors que le printemps trainait encore la patte, que les vacances étaient encore loin et que Vienne commençait seulement à s’ébrouer, éclatait tout à coup au détour des rues, des places et des carrefours, une myriade de bouquets colorés sur des affiches « 4 par 3 » : c’était l’affiche de la nouvelle édition du festival Jazz à Vienne. Un événement.

Signée Bruno Théry. Reconnaissable d’un seul coup d’oeil. Un monde à part où la musique avait sa part mais pas seulement. Détonnant. Malicieux. Provoquant. Et surtout captivant le regard. Ainsi, trente ans durant, cet artiste, entré par la petite porte à Jazz à Vienne, en est très sûrement devenu l’identité visuelle, par cette affiche qui, de Rhône Alpes à Paris et ailleurs, annonçait l’arrivée du premier grand événement jazz estival. « Jazz à Vienne ».

Sans vraiment se focaliser sur le jazz ou la musique, Bruno Théry Réussissait chaque année à illustrer ainsi d’une façon inédite l’édition qui arrivait. Développant un monde imaginaire, drôle, décapant, irrespectueux, et surtout coloré mais qui, selon nous, faisait mouche à tout coup.

Pourtant Bruno Théry, même s’il était passé par les Beaux Arts de Marseille et de Lyon, ne se sentait pas, au départ, le gabarit d’un affichiste. Il l’expliquait très bien dans une interview de la Documentation Nationale de la Bibliothèque de Lyon : « Entre autres, expliquait -il, j’ai exposé dans une galerie rue du Faubourg Saint Honoré à deux pas. De l’étoile et du quartier des grandes agences de communication, et donc de Promo 2000. Son directeur Lionel Chouchan, créateur du Festival d’Avoriaz m’a acheté un tableau et a réalisé dans son agence une affiche pour ce prestigieux festival avec ma peinture. Ce fut ma première affiche et un signe car c’était le festival du « Cinéma Fantastique » et Bruno Théry d’ajouter : « À l’époque lorsque l’on me demandait de réaliser une affiche, je refusais car je ne me sentais pas capable. Après ce hasard, j’ai considéré que je pouvais tenter de gagner le budget qui y était souvent alloué, et de profiter de ces occasions pour réaliser des tirages papier des peintures car j’adorais les lithos et autres sérigraphies.

C ‘est ainsi qu’il rencontre un jour Jean Paul Boutellier… On connait la suite. La collaboration va durer trente ans, la présentation de l’affiche au public devant chaque année l’un des signes précurseurs les plus frappants de l’arrivée du Festival.

À bien y regarder, chaque année, Bruno Théry aura tenté de résumer dans son affiche un monde qui va et vient, ne se fixant aucune limite, ne s’interdisant aucun thème ? Faut il rappeler combien l’affiche du bébé tétant le sein, avait, curieusement, provoquer mille cris d’orfraie lors de sa publication ? C’est peut être aussi cela l’art de faire mouche, de résumer en un seul dessin, en un seul trait,  les contradictions d’un monde qui va… et qui sait que Jazz à Vienne lui est promis. Enfin.

Même aujourd’hui, quelques détails de ces affiches ne sont pas anodins. Et pour tous ceux qui ont eu à tâter de l’imprimerie, des caractères, de « polices » et des « chasses » , on examinera avec attention la façon dont Bruno Théry écrivait sur l’affiche définitives les trois mots fatidiques : « Jazz à Vienne ». Prenant sa plus belle plume. On l’imagine concentré, pesant avec retenues pleins et les déliés qui allaient figurer sur l’affiche. Pa une seule fois, pas une seule année, il n’aura repris l’écriture de l’année précédente. Chaque fois au contraire, il aura inventé une nouvelle façon d’écrire « Jazz à Vienne ».

Mais, à y réfléchir, quoi de plus logique dans un univers ou l’improvisation est reine ?

Jean Claude PENNEC

Jazz’in Lyon

http://www.bruno-thery.com/




Cinéma 2025

Chers Amies et Amis,

Comme l’année dernière, cette année 2025 débute avec un cycle de cinéma consacré à l’art et aux artistes. Ces rencontres seront suivies d’une discussion autour des films, œuvres et artistes présentés.

WALKING WITH ELLEN FULLMAN

Compositrice, musicienne et performeuse américaine née en 1957, Ellen Fullman travaille depuis 1981 avec le même instrument à cordes qu’elle a créé.

C’est une oeuvre exigeante, singulière par son déploiement dans l’espace, les cordes peuvent dépasser vingt mètres de long. On suit sa quête passionnée de la justesse du son.

Le film montre aussi son travail antérieur, une existence tendue vers l’expérience de la musique comme sculpture.

Nous aurons le plaisir d’accueillir l’artiste Will MENTER  autour de deux films :

MUSIC IN THE AGE OF STEAM – WILL MENTER

CATALOGUE INCOMPLET DE SCULPTURES SONORES – WILL MENTER

L’artiste Will Menter puise son inspiration à parts égales dans les univers de la musique et des arts plastiques. Depuis plus de trente ans, il réalise des sculptures sonores qui explorent les sons des matériaux naturels et se qualifie aujourd’hui d’orchestrateur de la matière.

Mais depuis plus de dix ans, un troisième art est entré dans son univers créatif : l’image en mouvement. Ses films, toujours autoproduits sans équipe, vont au-delà de la documentation de son travail et sont des créations artistiques en soi, qui recherchent les mêmes centres d’intérêt que ses sculptures.

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SHIRLEY, UN VOYAGE DANS LA PEINTURE D’EDWARD HOPPER

Un hommage à la peinture d’Edward Hopper et à la vie quotidienne américaine des années 1930 à 1960, avec la mise en scène de treize de ses tableaux prenant vie et restituant le contexte social, politique et culturel de l’époque à travers le regard du personnage féminin, Shirley, directement inspiré de Joséphine son épouse, un modèle unique et froid. La vision d’une réalité ordinaire, sans concession.

Une manière très intéressante et innovante de concevoir la peinture au cinéma.

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PIERRE ALEXIS PONSON DU TERRAIL

Ponson du Terrail a été un des feuilletonistes les plus lus sous le Second Empire. Les aventures de Rocambole, son héros devenu mythique, enthousiasmèrent un lectorat fidèle. Il reste aujourd’hui un maître du roman populaire, qui explore des domaines aussi variés que le fantastique, le policier, la veine rustique et nous laisse un témoignage précieux sur le règne de Napoléon III.

Une participation financière se fera sous forme de tombola en soutien à la Galerie le Pont des Z’Arts.

Nous vous espérons nombreux pour fêter l’art et commencer cette nouvelle année en nous accompagnant dans ces découvertes !

 

 

Collective Audace du 8/11 au 15/12/2024

 

Le thème de notre dernière exposition est « Audace ».

L’artiste, est par nature, un audacieux.
Pourrait-on dire que la curiosité est la source de toute audace ?
Dire que la créativité est le terreau des idées audacieuses et que de l’audace nait l’excellence ?

C’est ce que nous allons découvrir dans cette exposition où vingt trois artistes ont relevé le défi.
Chaque défi est personnel, ce qui est audacieux pour l’un ne l’est pas forcément pour l’autre.
C’est ce qui fait l’originalité de cette exposition.
Qui sont-ils ces artistes, quelles limites ont-ils cherchées à franchir ?

Et vous à leur place, auriez-vous été plus innovant, aventureux, ambitieux, impertinent ?

 




K. COUTET-C. HUMBERT-DROZ du 20/9 au 3/11/2024

Karine COUTET

Elle vit et travaille en Haute Savoie.

C’est suite à un tournant de sa vie et parallèlement à sa carrière professionnelle qu’elle débute sa production artistique. Sa pratique se dirige dans un premier temps vers le collage. Elle accumule magazines, bouts de papiers, photos, morceaux de tapisserie afin de les exploiter dans son atelier. Elle décline son travail au travers l’élaboration de photomontages et de composition en papier puis, y inclus le médium de la photographie.

Aujourd’hui, Karine Coutet se consacre uniquement à sa carrière artistique. Elle affine sa sensibilité pour les questions d’identité, la place du corps et du vivant. Ces thèmes deviennent le point central de sa recherche et de sa création.

Les œuvres de Karine Coutet ont été exposées au sein de galeries, de foires d’art contemporain et font parties de collections privées.

www.karinecoutet.fr

@karinecoutet

 

Christian HUMBERT-DROZ

Les personnages, s’estompent, apparaissent, se superposent ou se cachent selon les transparences que nous offrent les couleurs de la sérigraphie.

Atelier de sérigraphie & Editions Drozophile

19, avenue de la Jonction 1205 Genève

www.drozophile.ch

@christianhumbertdroz

 



Agnès CABOTSE-Liliane HARTMANN-ITO du 9/8 au 15/9/24

 

Agnès CABOTSE

Sensible à l’impermanence des choses, Agnès Caboste aime capter l’insolite et tente de le magnifier, malgré les dégradations dues au passage du temps, des éléments, ou les vestiges d’une vie passée.

Dans le domaine de la peinture, Agnès privilégie les grands formats et travaille l’acrylique, au couteau et au pinceau pour des effets de matière, dans une palette souvent monochrome. Inspirée par la calligraphie chinoise, elle privilégie l’épure et utilise principalement le noir et le blanc.

Agnès tente d’avoir une approche esthétique de différents sujets dramatiques et d’actualité.

Figuratives mais souvent à la limite de l’abstraction pour certaines d’entre elles, ses toiles magnifient, dans sa série « GRAND VÉGÉTAL » présentée aujourd’hui, après le passage dévastateur de la sécheresse, du feu, du vent ou de l’eau, ce qu’il reste de l’esthétisme brut des arbres et des vestiges du plus grand et plus ancien végétal de l’humanité : L’ARBRE.

Torturé par les éléments, la splendeur de son feuillage et de sa ramure disparue, seule reste la beauté graphique de son tronc aux formes érodées ou calcinées.

www.agnes-cabotse.com

 

ITO

Les pièces en céramique qui sont présentées ici ont été créées par pliages répétés de couches de grès (noir ou brun) et de porcelaine.

Ce façonnage par pliage est distinct des terres mêlées (« neriyage » en japonais) et s’apparente plutôt au damassage de l’acier.

Ces pliages répétés font peu à peu apparaître des réseaux de lignes qui évoquent différents motifs : fibres, algues, rizières en terrasse, ikats, lignes de champ magnétique… chacun peut se laisser guider par son imagination.

Avec chacune de ces pièces en « terre damassée », c’est une nouvelle histoire qui se déploie.

Le résultat final ne dépend pas seulement de la volonté ou de l’intention de départ car la terre avec sa mémoire et la cuisson à haute température (1250 °C) joue un rôle important, souvent imprévisible à la façon des aléas d’un destin.

Chaque pièce peut ainsi être considérée comme un petit compagnon, avec un pliage qui lui est propre, une histoire qui lui est propre, un caractère à part entière.

Ito est astrophysicien au CNRS. Il a travaillé à la NASA et à l’Agence spatiale européenne. Il fait de la céramique depuis 2007.

instagram.com/itoceramique

 

Liliane HARTMANN

Depuis ma formation de graphiste décoratrice, les matériaux et techniques employés, m’ont ouvert de larges horizons.

Pratiquant la peinture, la sculpture, la céramique et la photo, j’utilise et mélange diverses méthodes pour réaliser un monde proche de la nature.

Pour les tableaux, l’intention est de suggérer des matières minérales.

Les fonds préparés en relief, invitent cette base à évoluer selon les couleurs et le rythme donné par la profondeur.

Intentions d’ambiance, de matières sorties de l’imagination voulant appuyer le regard sur la nature et sa fantaisie.

Cette démarche utilise l’exploration de plusieurs médiums pour donner vie et relief.

C’est le propos de cette série.

 





Awena COZANNET-Marie LEGRAS-PLAZANET du 28/6 au 4/8/24

 

Awena COZANNET

Ma démarche est de créer à partir des enjeux de contexte, de rencontres et de matières que je transforme.

J’interroge le rapport de l’homme au monde, à son origine et à sa temporalité, à travers une pratique polymorphe dans une lecture abstraite, grave, distanciée et symbolique.

La sculpture a une présence physique qui réactive une mémoire archaïque du mouvement ; c’est le pouvoir de l’image et la puissance de la matière.

Que nous rappelle cette image ? Quel récit charrie-t-elle ?

http://www.awenacozannet.fr/

 

Marie LEGRAS-PLAZANET

Ma création, elle est là, elle jaillit. C’est comme un inconnu en moi qui parle. Je trouve mon inspiration en regardant la nature, les gens dans la rue, les liens entre eux, leurs mouvements, leurs gestes. C’est un travail sur le corps. J’enregistre les lumières, les contrastes, un mouvement, une expression. Mon travail récent est agité des rumeurs du monde, l’âme du monde est à la peine et moi je l’aime quand même.

J’ai une avidité à créer, des croquis par centaines. Je travaille par séries. Comme une quête d’harmonie par le trait, une tendresse affirmée, peuplée des forts gentils.

Mes parents artistes m’ont appris à regarder et à retenir. À capturer l’instant. Ils m’ont transmis la culture du Beau. Je m’inscris pleinement dans la lignée des artistes de la période grecque, les Phéniciens, les portraits du Fayoum, le musée Rodin où j’ai passé de longs moments étant étudiante, Marc Chagall, Georgia O’Keeffe, Jean-Michel Basquiat, Gérard Garouste qui garde un œil sur moi, un portrait de lui trône dans mon atelier !

https://www.instagram.com/legrasm/





 

 

Christiane LADOUX-Micky PFAU-M.-Anne THIEFFRY 17/05 au 23/06/24

 

Christiane LADOUX

UKIYO… Mondes Flottants. Qu’ils soient célestes ou aquatiques, ils se dévoilent. Ces mondes sont des miroirs… Suspendus, engloutis, traversants ou traversés comme nos émotions. Jamais immobiles, ils nous accompagnent et nos regards partagent leur trajectoire pour devenir nos propres paysages intérieurs. Voyages intemporels…

https://christianeladoux.com/

 

Micky PFAU

S’il faut des mots, je prends les couleurs, percevant l’extravagante expérience du vivant, je m’installe dans la toile, dans cet espace, allant jusqu’au bout du geste, je le répète et le répète encore jusqu’à ce qu’il soit libre de toute intention, jusqu’à ce qu’il m’échappe.

https://mickypfau.ultra-book.com/

 

Marie-Anne THIEFFRY

La rencontre avec ses sculptures se fait par l’émotion… un regard, une lumière, un silence… pour en apprécier les courbes, la sensualité, la légèreté.
En utilisant le carton comme matière première dans son travail, elle permet à cet emballage archétypal de consommation de devenir l’essence d’œuvres empreintes de légèreté, de poésie et de lumière.

En revisitant le carton, elle le fait évoluer, il n’est plus un simple contenant, il devient l’élément principal de la création, il n’est plus un matériau ordinaire, il est le support de nouvelles formes et d’émotions.

https://www.marieannethieffry.com/

 




CURVAT-MÉRIGOT-MOSCOVINO du 29/3 au 12/5 2024

 

Joyce CURVAT

Chaque jour, je voyage en écriture. Ma plume trace des silences, des solitudes, des mémoires, de tendres poésies. L’encre vibre sur le papier, le bec de ma plume m’impose son rythme incantatoire et je savoure la lenteur que m’impose l’outil. L’écriture se perd au fils des mots, le graphisme devient matière tissée à l’infini dans la répétition du geste. Doucement, se dessine une calligraphie, mes «*moxels », vibrante trace d’un langage neuf : un monde inconnu s’ouvre alors.
*Moxel (création Joyce Curvat) : Nom masculin, fusion de «mot et élèment ». Il est l’expression vibrante tracée du mot dans toutes ses composantes.
http://www.joyce-curvat.com/

 

Jean-Luc MÉRIGOT

Mosaïque de bois de bout : équivalent de la mosaïque traditionnelle mais utilisant des tesselles de bois présentées en coupe transversale.
Ces matières accrochent la lumière par leur inégalité de taille.
L’utilisation de couleur ( acrylique) renforce la chaleur et les infinies variations de la matière ligneuse.
Tels sont les moyens mis en œuvre dans mon travail, tentatives et tentation de retranscrire avec ou sans projet dessiné, un intérieur sensible, toujours en devenir, multiple et plein de contradictions, à l’image, peut-être, de tout cheminement recherchant la lumière…
jeanlucmerigot.wixsite.com/jean-luc-merigot

 

Jean-Paul MOSCOVINO – couleur sculptée

Les recherches de Moscovino tourne autour de la LIMITE.
Limite entre le figuratif et l’abstrait, il élabore des formes figuratives, corps de femme le plus souvent, d’une part, et les « pousse » jusqu’à ce qu’elles échappent à la mémoire.
D’autre part, il sculpte la COULEUR qui nous révèle la frontière entre l’espace et la forme.
Il s’agit donc d’enveloppes de mise en abîme de surfaces colorées.
L’artiste pratique le PLIAGE (sorte d’origami).
Toutes les sculptures sont élaborées à partir d’une seule feuille de couleur et c’est ce matériau, qu’il découpe, courbe, plie et déplie, pour une aventure entre formes et contre-formes.
Il contourne les volumes, il les ouvre, on entre et on suit l’architecture, la couleur entre avec nous. Elle est intensifiée jusqu’au virtuel, sans anecdote, ni patine et le regard s’y plonge jusqu’à reconstituer l’empreinte des corps.
La matière et l’espace n’existent que lorsqu’ils se rencontrent.
http://www.moscovino.com/