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Brigitte CRITTIN-Fidel REGUEROS-Anne TRÉGLOZE du 25/9 au 8/11/26

 

Brigitte CRITTIN

Depuis de nombreuses années j’aime explorer des matériaux très légers tel que les radiographies médicales, le papier opalux, le papier calque, le film polyester.
Ces matériaux m’ont permis de créer de grandes œuvres inspirées par la parole de poètes que je porte dans mon cœur (René Char, François Cheng, Rabindranath Tagore…). Elles prennent place, suspendues dans l’espace, se donnant à voir comme des membranes de mots, ou épinglées au mur, se déployant comme des calligraphies contemporaines.
Délaissant les ciseaux, je me suis lancée plus récemment, dans une recherche picturale, avec la découverte du papier calque plastifié et du polystyrol.
J’y explore différentes matières, à priori incompatibles, telles que le pigment pur et le goudron !
Série calques 2018 : Un défi technique de taille : du pigment pur sur du calque ! Avec, déjà présent, le goudron, cette matière visqueuse, imprévisible, mais si excitante à explorer.
Série calques 2020 : Mon amour de l’écriture, de la poésie transparaît dans cette recherche du signe « jeté » sur le support. Sobriété de la matière utilisée : le goudron.

brigittecrittin.ch

 

Fidel REGUEROS

La trame de la réalité qui nous entoure est constituée de transformations physiques invisibles qui aboutissent à des objets d’usage pratique ou décoratif.
C’est ce transit à travers le temps et l’espace qui capte mon attention dans cette exposition.
Je m’intéresse à saisir la multiplicité des plans qui configurent les événements humains.
Devant une cruche, nous ne voyons pas seulement du métal, une forme ou une couleur ; nous percevons son volume, son environnement et la valeur que nous lui attribuons.
Cette phénoménologie fascinante – où de multiples dimensions coexistent en un seul instant – ouvre un territoire intrigant pour explorer les formes et ma propre relation avec elles.

 

Anne TRÉGLOZE

Les nuages courent au-dessus des continents et mes rêves les suivent. J’aime les montagnes et les collines, la roche et les déserts, et aussi l’océan qui, comme le col, promet un au-delà.
Dans le lieu clos de l’atelier, se dessinent des itinéraires poétiques, des passages secrets vers l’imaginaire. Il me faut alors m’emparer de ce qui servira au mieux l’idée et engager le corps à corps.
Des implications physiques qui me séduisent : la plasticité de la terre, la magie des patines, l’énergie renvoyée de la pierre taillée, la souplesse de la cire qui permet le mouvement suspendu, sa vulnérabilité qui disparaît quand elle se fait bronze, la délicatesse de la porcelaine, la lumière et la transparence de la pâte de verre … Qu’importe le matériau. Il se doit seulement d’être assez fort et bien choisi pour servir l’image poétique ou tendre ou ludique, et transmettre des émotions nues, des consolations, une intimité partagée.
Les bronzes portant l’indication PU sont des pièces uniques.

tregloze.com
#annetregloze

 

Emmélie ADILON-Vincent GONTIER du 7/8 au 20/9/2026

Emmélie ADILON 

Ma démarche plastique relève de l’engagement à décrire des territoires relevant d’une fragilité, d’un déséquilibre ou désordre humain et écologique. Touchant principalement les océans, les mers, fleuves et rivières, ou des situations issues de ces lieux. Leurs transcriptions se fait par la projection cartographique. Les cartes sont sélectionnées, travaillées : elles sont mises en scène. 

Elle peut également se faire par la marche, action contemplative, poétique et plastique.

Les œuvres réalisées sont structurées d’une manière constante, autour de la ligne, et des méandres. Ces superpositions, jeux graphiques, créent une forme d’illisibilité, d’indescriptible maillage de situations, de la forme à l’informe.

La peinture sur tissus organdi, et les assemblages complexes de différents formats ajoute la mise en scène d’une forme de questionnement. 

Ces infimes fragments d’espace, de temps et leur relation avec le corps, deviennent invitations, à une rêverie métaphorique, et un positionnement politique.

https://www.emmelieadilon.fr/

https://www.instagram.com/emmelieadilon/

 

Vincent GONTIER 

Le journal est mon matériau. Tout ce qui fait sens devient signe. «Quotidien bloqué entre des mâchoires d’acier, pages de signes dans des étaux obscurs» (P. Péju). Quotidiens dépliés organisés en dallage, pirogues effilées chargées de littérature. Quotidiens brûlés à la loupe les jours de soleil. Qu’il s’agisse d’un environnement où les synapses de papier jouent avec l’espace et le corps, d’une installation de pirogues en acier, sur des journaux ou dans un parc, de sculptures ou de dessins, le regard oscille entre fragilités et résistances. Alors que la morsure du soleil imprime des pages en suivant les traits d’une actualité chargée de secousses, que des assemblages de papiers et d’aciers se chargent de présence énigmatique, que des accumulations de « croquis-sculptures » projettent des paysages urbains, je poursuis un chemin par les travers du quotidien.

http://www.sculpture-presse.fr/

https://www.instagram.com/vincentgontier1/





Myriam RIBON-Audrey STEINER 30/1/26 au 8/3/26



Myriam RIBON

Myriam est diplômée des Beaux-Arts de Grenoble, ville dont elle est originaire. Son médium principal est le dessin numérique, un support qui lui permet d’explorer des styles et des univers variés.

Elle s’appuie sur des photos, des images trouvées sur internet ainsi que de ses propres croquis. Son travail propose un catalogue d’ambiances multiples et colorées avec des références au cinéma, aux livres et à la musique, tout en laissant aux spectateurs et spectatrices la liberté d’interpréter chaque dessin. Elle explore des émotions telles que la solitude, l’absurde et l’errance avec parfois une touche d’humour, dans une dynamique de prolifération.

 

Audrey STEINER

Artiste plasticienne, base sa démarche sur la réutilisation de matériaux industriels pour explorer la relation entre matière et perception. Elle récupère des blocs de polyéthylène destinés au recyclage, dont les formes aléatoires et les mélanges de couleurs uniques deviennent la source de ses sculptures appelées « artblocks ». Son processus artistique interroge la matière en la transformant pour rendre visible l’invisible. Ces blocs, une fois manipulés ou associés dans des compositions comme des cairns ou des séries telles que « Mirage » et « Rorschach revisité », invitent à une interprétation personnelle du spectateur. Audrey Steiner joue également avec le phénomène de paréidolie, où des images familières émergent des formes abstraites. Sa démarche s’inscrit dans une réflexion écologique et esthétique, valorisant le contraste entre densité matérielle et sensualité visuelle.

https://www.audreysteiner.com

 instagram.com/audreysteinerart

 




Cinéma 2026

 

Chères amies, chers amis,

Comme l’année dernière, cette année 2026 débute avec un cycle de cinéma et conférence consacré à l’art et aux artistes. Ces rencontres seront suivies d’une discussion autour des films, œuvres et artistes présentés.

LA FRATERNELLE, histoire(s) d’une Maison du Peuple, un film de Bernard Boespflug 

Issue d’un cercle ouvrier, créé à Saint-Claude à la fin des années 1870 puis transformé en coopérative d’alimentation en 1881, La Fraternelle se distingue radicalement des autres coopératives par ses statuts de 1899, en grande partie dus au socialiste Henri Ponard. Ceux-ci prévoient que les bénéfices seront intégralement reversés à une caisse sociale permettant la mise en place de services de prévoyance, de secours, de retraite et d’entraide avec les autres coopératives.

Héritière d’une utopie réalisée, La fraternelle est aujourd’hui un véritable espace culturel pluridisciplinaire qui fait revivre depuis plus de 40 ans cet imposant édifice de 4000 m2, classé à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.

Ainsi, aujourd’hui, la Maison du Peuple c’est :

  • un cinéma avec 3 salles classées art & essai dont un théâtre ;
  • un café associatif ;
  • un espace dédié aux arts plastiques né de l’ancienne imprimerie typographique de la Maison du Peuple ;
  • des logements privés ;
  • des logements dédiés aux artistes accueillis ;
  • un fonds d’archives d’entreprises coopératives et mutuelles, syndicales, de groupements politiques ou d’associations culturelles et sportives ;
  • une exposition permanente retraçant un siècle d’histoire ouvrière ;
  • des espaces d’expositions temporaires ;
  • deux locaux de répétition, dont un studio d’enregistrement ;
  • la salle Ponard, lieu de réunion et de formation ;
  • une boutique et une artothèque.

Elle conduit une action de diffusion et de création culturelle dont le rayonnement dépasse largement le cadre local. Forte de plus de 400 adhérents, 40 bénévoles et 15 salariés, elle noue des relations de plus en plus larges et des partenariats de plus en plus nombreux.

https://www.maisondupeuple.fr

Commenté par Alain Mélo, historien, archiviste et archéologue reconnu pour son expertise dans la valorisation du patrimoine historique. Il est diplômé de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales. 

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Ernest LUGUET, le « Mozart paysan » savoyard tombé dans l’oubli 

Né à Saint-Pierre-de-Curtille (en Chautagne) en 1897 dans une famille paysanne, Ernest Luguet est un artiste complet et autodidacte. Fondateur de la Compagnie du Sarto, membre de l’Académie de Savoie, auteur du recueil d’histoires du terroir « Fanfiournes et Pimprenelles », il fut aussi un talentueux compositeur classique.

Après de brillantes études littéraires au collège de Rumilly, brutalement interrompues par la Grande Guerre, il perfectionne sa technique musicale à l’Ecole Normale de Musique de Paris (Alfred CORTOT), suivant notamment les cours de Nadia BOULANGER. À la fin des années 1930, il se lie d’amitié avec Nestor LEJEUNE – Directeur de la Schola Cantorum –  Son talent est ensuite repéré par plusieurs de ses contemporains, qui dirigent bientôt ses grandes œuvres lyriques et symphoniques.

Présenté et commenté par Lionel Berthet, auteur compositeur et président de la jeune association Musics Trans’Generations, la conférence sera illustrée de quelques morceaux musicaux interprétés par le talentueux pianiste Pascal Gallet.

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Le Grand Bal – film documentaire de Laetitia CARTON – 2018

Diplômée des Beaux Arts de Clermont Ferrand, Laetitia Carton après plusieurs expositions dès la sortie de l’École, rencontre le documentaire de création lors de son post-diplôme à l’École d’art de Lyon et suit le Master de réalisation documentaire de Lussas. Son film « Le Grand Bal » a réuni des milliers de spectateurs en France après une sélection officielle au Festival de Cannes. Ce film a été nommé pour le César du meilleur documentaire en 2019.

C’est l’histoire d’un bal. D’un grand bal. Chaque été, plus de deux mille personnes affluent de toute l’Europe dans un coin de campagne française. Pendant 7 jours et 8 nuits, ils dansent encore et encore, perdent la notion du temps, bravent leurs fatigues et leurs corps. Ça tourne, ça rit, ça virevolte, ça pleure, ça chante. Et la vie pulse.

Viviane Héritier est musicienne, professeur de musique et avec son petit groupe, joue régulièrement de la « musique Trad » un peu partout en France. À l’issue de la projection elle vous propose un mini-bal pour illustrer la soirée.

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Poésie spectaculaire autour de l’œuvre du poète André Martel dit « Le Martelandre » 

André Martel (1893-1976) est l’inventeur du Paralloïdre. Après une carrière doublement académique en tant que professeur de français et secrétaire de l’Académie du Var ; passée à manier la langue française dans la plus grande rigueur, une crise survient. C’est la seconde guerre mondiale qui ravive les traumatismes qu’il vécut durant la première pour laquelle il a été mobilisé. Au seuil des années 50, bien que déjà poète, il décide de faire sa révolution littéraire. 

Un tendre hommage servi par la musique, le corps et la voix de Michel Tabarand artiste contemporain, protéiforme, qui prête ses talents de saltimbanque en poésie musicale et nous entraîne à la découverte de cet autre artiste, poète méconnu du 20e s., André Martel.

Une participation financière se fera sous forme de tombola en soutien à la Galerie le Pont des Z’Arts.

Nous vous espérons nombreux pour fêter l’art et commencer cette nouvelle année en nous accompagnant dans ces découvertes !

Collective CURIOSITÉ du 7/11 au 14/12/2025






 

Isabelle BAECKEROOT-SERVANE 8/8 au 21/9/25




 

Isabelle BAECKEROOT

Dans mon travail, je tente de capter avec les couleurs et la matière un accord entre visible et invisible. Qu’il s’agisse de l’eau des rivières ou de fluides plus subtils qui semblent nous porter, de la lumière ou de l’ombre qui jouent à créer des formes familières, végétales, animales ou humaines, de la ligne d’horizon ou de la tension verticale de la cascade, il y a une traversée des apparences vers un lieu où se retrouver.

C’est un passage tendu, ténu, vers des univers imaginaires qui demande de l’attention, et du temps pour tenter (peut-être) de l’accueillir et de le restituer. Je me sers de la transparence du verre où les miettes, les bulles, les couleurs vont faire parler les surfaces et les profondeurs.

www.isabellebaeckeroot.fr

 

SERVANE

Pour rétablir la possibilité d’une peinture contemporaine, la série «Les grands gueules» offre a posteriori une transposition picturale de l’expression populaire. Sa forte présence plastique – grands formats renforçant visibilités chromatique et graphique – renvoie au volume sonore et au «trop» de paroles de la locution.

Investissant le champ lexical de l’expressionnisme abstrait des années 50 et l’urgence du graffiti, «les grands gueules» déballent un graphisme en mouvement : agité, hors maîtrise, offrant un espace de liberté à la texture par projections, dégoulinures et gouttes.

La spontanéité et l’imprudence du propos rendues visibles s’ancrent dans l’improvisation de la démarche. Rien n’est déterminé a priori. Tout se trouve dans l’action.

Paradoxalement, l’«action painting» investit la béance étymologique liée à l’absence d’action, aux bruits et aux parasites du discours. Elle signe plastiquement l’incohérence entre le discours et les actes par retouches, recouvrements, ratures…

Il s’agit enfin d’un retour à une figuration partielle. La série convoque un registre de figures populaires, païennes, issues de l’Art naïf : masques africains, «casse-noisettes du Harz», animaux, icones… sous forme de silhouettes à caractère expressif détourées sur fond clair.

La série convoque un registre de figures populaires, païennes et caricaturales.

https://www.servane.fr/

V. DÉTHIOLLAZ-A. GENÊT-G. SCHIBLER du 16/9 au 30/10

 

Véronique DÉTHIOLLAZ

Série Le Cercle de Craie

Tracer une ligne, la courber, l’arrondir. Faire cercle.
Fermer. Entourer. Enclore.
À partir de ce geste, il y a dedans et dehors.
C’est simple. Tragique ou rassurant. Cercle-refuge, cercle-prison.
C’est tout cela, mon Cercle de craie.
Un cercle de craie rouge dans un désert, où des petites personnes cheminent, errent, fuient, s’effondrent… mais dansent aussi quelquefois.
Des petites personnes qui attendent leur Azdak* sous un ciel parfois plombé, parfois clair.

* Le personnage du juge dans « Le cercle de craie caucasien » de Bertolt Brecht

* * *

Série Voyageurs en rond

Ces Voyageurs en rond transportent leur fardeau d’exil sur la bordure du chemin. Ils se balancent, ils nous regardent. Vont-ils rester dans le cercle et tourner en boucle, revenant sans cesse sur leur pas ? Ou vont-ils préférer le vertige, franchir cette lisière pour plonger dans le vide ?

* * *

Série Trois bulles d’enfance

Trois bulles d’enfance
Jouer avec un cerceau, jouer du tambour, se balancer… Habiter sa mémoire à en perdre la boule.
https://veroniquedethiollaz.ch/

 

Annette GENÊT

La ligne circulaire ?


Une ligne floue ou irrégulière, parfois invisible, mais bien présente. C’est en son centre que, d’instinct, j’ai choisi de me situer par rapport au thème de l’exposition. 
Mon tempérament m’inclinant à l’exploration, cette ligne imaginaire ou même parfois bien réelle peut m’inspirer une idée d’encerclement, de privation de liberté, mais elle peut aussi, au contraire, me donner un sentiment de protection ou d’appartenance. Si d’aventure je me trouve en difficulté hors du cercle, je peux souhaiter ardemment m’y réfugier.
Le monde dans lequel nous vivons me paraît particulièrement inquiétant et les images qui ont surgi en moi se rapportent à la plus grande vulnérabilité de la vie, celle d’une étape qui nécessite une extrême attention pour parvenir à maturité. Par analogie avec tout ce qui est à son commencement et ne peut voir le jour sans une protection attentive, le nid s’est imposé à moi.
Ne cherchez pas de réalisme biologique dans ces œuvres, car il n’y en a pas. Mon souhait est que ces images évoquent la douceur d’une famille attentionnée, quelle qu’en soit la fragile espèce.
https://www.odexpo.com/profil-artiste.asp?id=4109

 

Guy SCHIBLER

La chasse au cercle

Exercice 1 (tirages sur papier) :
Par la photographie, montrer l’omniprésence de la forme circulaire dans le monde, produite aussi bien par la nature que par la main de l’homme. Au hasard des choses et des noms se constitue le début d’une liste infinie : (par ordre alphabétique) ampoule, anneau, arceau, assiette, auréole, ballon, bidon, bobine, bouée, boule, carrousel, cône, couronne, cuve, entonnoir, encyclie, feuille, flacon, fleur, fruit, horloge, jarre, lune, lustre, marmite, montre, meule, nid, oculus, œil, orbite, parapluie, poêle, puits, roue, rouleau, section, socle, soleil, spirale, table, tambour, tipi, tonneau, trou, tube, ventre, verre, volant, yourte… Chaque élément de cette liste apporte sa pierre à une « rêverie du cercle ».

Exercice 2 (diaporama sur tablette) :
Choisir un endroit que l’on aime (ici, ce sera Sa Granja, un musée de Majorque consacré aux traditions populaires de l’île). Partir à la chasse, traquer les formes circulaires. Et confirmer ce que l’on savait : elles sont partout et leur variété est extraordinaire.
https://guyschibler.ch/








CROCHARD V.-DE ROOVER M. du 7/7 au 7/8/22

 

 

Vincent CROCHARD

Installé à la Mouille dans le Jura, Vincent Crochard confectionne ses drôles de créatures, expérimentant sans cesse de nouvelles techniques et divers matériaux.
Il extériorise ses émotions sous la forme d’une création organique, accouchant pour ainsi dire des organismes qui habitent son imaginaire.

Vincent Crochard est un autodidacte, les premiers artistes à l’avoir nourri dans sa création sont des artistes musiciens avec un univers visuel riche tels que Björk, Goldfrapp, Serge Gainsbourg ou Mylène Farmer, et il a en parallèle développé une passion pour le cinéma, la science-fiction avec Hayao Miyazaki, Tim Burton… mais aussi des réalisateurs plus conceptuels tels que Krzysztof Kieslowski, Andrei Tarkovski, Stanley Kubrick, Wim Wenders ou David Lynch.

Sa découverte de l’art brut a également été une grande influence pour lui notamment par sa spontanéité, ainsi que la liberté des artistes dans leurs créations.

Sa passion pour les sciences naturelles l’a amené à faire des études de biologie et à se former en taxidermie. Cela a été un émerveillement pour lui de découvrir la richesse de la nature de part ses études. C’est à tout cela qu’il doit aujourd’hui son univers entre biologie et science-fiction.
http://www.bizart-bizart.com/vincent-crochard/

 

Marc de ROOVER 

Abstraction animiste

Marc de Roover est avant tout quelqu’un qui réalise de grandes installations en bois, dans le paysage. Ces grandes sculptures sont précédées d’études, l’endroit où elles seront placées est minutieusement examiné, elles sont réfléchies, calculées et des maquettes sont faites. Le concept de création vient avant la réalisation. Et ce concept est réalisé strictement et méticuleusement.

Avec les assemblages et les collages, il y a certainement plus de liberté dans le jeu. Concept et réalisation vont de pair. Mais les exigences sont tout aussi strictes que pour les grands projets sculpturaux. Chaque ligne, chaque clé de couleur, chaque élément doit contribuer. Rien pour rien. Il y a certainement de la place pour la coïncidence, mais chaque coïncidence est pesée, soigneusement et rigoureusement jugée avant d’être autorisée à jouer le jeu.

« Abstraction animiste ». Les formes ne représentent rien, mais sont chargées d’énergies presque corporelles, évoquant  attraction et répulsion, amour et haine, coups et caresses, chute et fuite, concentration et expansion… en équilibriste, dansant sur une ligne harmonieuse.

La série d’assemblages est faite entre 2000 et 2016. Il s’agît de sculptures minuscules et minimalistes, assemblées de petits riens trouvés n’importe où, source riche d’étonnement. Elles sont présentées dans des boîtes en bois, avec passe-partout. 

La série de collages, également présentés avec passe-partout, est plus récente, elle a commencé avec le premier confinement et elle continue à élargir. Ce sont des segments de photos de journal collés sur du papier de dessin, protégé par un vernis mat anti UV.

La technique de l’assemblage permet de réduire, d’enlever à fin de sauvegarder l’essentiel.

La technique du collage oblige à ajouter à fin de trouver le meilleur équilibre.

Aussi bien les assemblages que les collages sont faits dans la marge des grands projets mais gagnent en importance dans la vie de l’artiste.

Ozenay, le 19 mai 2022
https://marcderoover.eu

 







FONTANA L. D.-SONG Xiaojun du 2/6 au 3/7/2022

 

Xiaojun SONG

Pour cette exposition, la plupart de mes pièces sont des créations récentes. Je traçais, je trace, je tracerai les instants pour que le temps s’arrête sur le papier. Je les appelle « Méditation » – ma façon de méditer. Cette série « Méditation » est le reflet de ma pensée sur la vie, composée de gestes inlassablement répétés. Du matin au soir, comme de la naissance à la mort, tout n’est fondamentalement que répétition d’un même cycle. Quel que soit le sens que nous leur donnons, toutes les choses que nous faisons nous amènent irrémédiablement au bout de notre vie. Le mouvement du trait est semblable à celle-ci, il se présente comme un départ vide de sens. Il vient de nulle part pour aller nulle part. Il est à la fois sa cause et son effet. À l’instar du principe de genèse taoïste, le premier trait engendre le second, puis le troisième et enfin la totalité de la composition. La raison d’être du trait n’est pas ailleurs que dans l’engendrement successif et répété des autres, lorsque le principe pictural du geste s’efface peu à peu pour devenir pleinement méditatif.

https://xiaojunsong.net/

 

Laurent Dominique FONTANA

L’immobilité

De la fenêtre de la Galerie, le Rhône dans toute sa force et son ampleur, changeant au gré des orages et des sécheresses, miroir du temps. Le temps qui s’en va.

Les sculptures : figures noires, dressées, immobiles, la peau brulée. Les corps comme des arbres sur la grève, dont l’écorce décrirait le «livre des épreuves» : 
les fortes crues aux eaux chargées de débris, d’épaves, de branches. 

À l’image du monde des hommes, la matière noire traduit la vie comme un arbre ravagé par le temps.

https://laurentdominiquefontana.ch/

 





Ghost Tales-C. BAYENET-C. GLASSEY-U.RICHTER du 20/4 au 29/5/22

 

Carmen CALDAREA BAYENET

La création artistique a d’abord été pour moi le lieu d’un rapport quasi charnel entre la nature et le divin. J’ai consacré de nombreuses années à des créations qui s’inspirent de peintures religieuses traditionnelles de Transylvanie, dans lesquelles Jésus et les saints prennent place au milieu de décors ruraux, entourés d’arbres, de fleurs et de vignes. Petit à petit, la tradition a cédé le pas à des œuvres de plus en plus autonomes, qui posent des questions à la manière des postmodernistes, et tentent de redéfinir le lien entre l’humain (l’artiste), la nature (le corps), le divin (l’idéal). Mon travail est à la croisée des chemins entre un profond enracinement dans la tradition, et une remise en question permanente de celle-ci.

https://c-carmen-b.ch/

 

Catherine GLASSEY

Je pratique le moulage depuis de nombreuses années. Le fait de «saisir le vif » en reproduisant des fragments de corps ou d’objets et de les recombiner autrement, me permet de questionner le réel, de poser un regard différent sur les choses.

« Il n’y a pas qu’une seule réalité. Il existe plusieurs réalités. Il n’y a pas qu’un seul monde. Il y en a plusieurs, et ils existent tous parallèlement les uns aux autres, mondes et anti mondes, mondes et mondes fantômes, et chacun d’entre eux est rêvé ou imaginé ou écrit par un habitant d’un autre monde. Chaque monde est la création d’un esprit ».

Seul dans le noir de Paul Auster

 

Uta RICHTER

Uta Richter est une artiste berlinoise qui vit et travaille à Genève. Dans ses œuvres, elle se tourne vers le passé pour traquer la nature humaine.

La série « Berlin Ghost Stories » suit cette logique. Ce sont des assemblages dessinés et collés sur le fond sérigraphié du paysage industriel aujourd’hui démoli de Berlin-Treptow.

L’artiste aborde les actes d’équilibriste entre opportunités manquées et vécues, amour de la vie et violence, utopie et nostalgie, individualité et norme.

À partir de ces zones de tension, une perception dialectique de sa propre histoire veut s’ouvrir au regard du spectateur.

http://uta-richter.net/Texte/france/startf.html

Chapeau ! Collective 4/12 au 20/12/2020

 

C’est le plus beau jour de ma vie
J’ai retrouvé mon chapeau
Dernier étage de ma coquetterie
C’est le soulier de mon cerveau
Certains
Vont à la chasse à courre
Bien d’autres à la chasse aux félins
D’autres à la chasse aux humains
Moi je cherche mon galurin
Mon chapeau des jours anciens
Sans lui
Sans lui
J’ai peur que ma tête s’enfuie
Et s’égarent mes esprits.

Extrait de la chanson de Guy Béart « Le chapeau »