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Cécile ANDRIEU-Corine GRUMO du 13/3 au 26/4/2026

 

Cécile ANDRIEU

Née en 1956 à Charleville-Mézières, Ardennes, je vis et travaille moitié à Paris (atelier aux Arches, Issy-Les-Moulineaux 92), moitié à Kanazawa (Japon) où j’ai également mon atelier. 

Formation

1982 Maîtrise d’arts Plastiques – Université Aix-Marseille I
1982~86 Boursière du gouvernement japonais & Japan Foundation / Université de Tokyo ( Dépt. Esthétique)
1986 Thèse de 3e cycle en Arts Plastiques – Paris Sorbonne I

Durant mes études l’art minimaliste et l’architecture cistercienne ont éveillé mon goût pour l’essentiel tandis que l’art conceptuel et les sciences du langage en plein essor stimulaient mon intérêt pour les mots. La découverte d’un artiste, Shusaku Arakawa et d’un linguiste-philosophe, Toshihiko Izutsu m’a ensuite amenée à me passionner pour la culture japonaise dans laquelle je me suis immergée en 1982, et qui a déterminé mon orientation artistique. 

En m’initiant au japonais j’ai vraiment pris conscience du poids des mots dénoncé par Italo Calvino et de la force du silence. Dès lors, travaillant beaucoup avec des textes, livres ou dictionnaires, et des outils liés à l’écriture (papiers, caractères typographiques, mines, craie…), associés parfois au fer, à la chaux au verre, à la pierre comme à des objets préfabriqués je me suis attachée à ex-poser le silence de la lettre écrite ou imprimée avant l’émergence du sens pour tenter une autre façon de « Voir ».

Puis, avec le développement du numérique j’ai réalisé l’importance de la trace de la lettre, quelle que soit la langue ou la graphie, trace tangible qui a favorisé l’essor de la civilisation humaine et demeure un point de repère essentiel pour les êtres de langage et d’écriture que nous sommes en nous « ancrant » dans l’espace et le temps réels. C’est donc à la redécouverte ou régénération de la lettre-trace mise à mal par le numérique que je travaille en créant objets ou installations, in situ notamment. Je m’inspire en effet beaucoup du cadre historique, culturel ou architectural dans lequel j’interviens et avec lequel je m’efforce de faire dialoguer mes travaux. 

Enfin, je reste aussi très attentive aux qualités esthétiques. 

cecile.andrieu.kawakami@gmail.com
www.cecileandrieu.com
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lesarches.com

 

Cô.rine GRUMO

On me demande souvent d’où je viens, quelle école m’a formée, quel chemin j’ai suivi. La réponse est simple : je suis artiste autodidacte. Tout pourrait s’arrêter là.

Mais je n’ai pas voulu m’en tenir à ces mots. J’ai décidé d’écrire l’histoire de ma vie.

Une page blanche. Quelques mots. Très vite, une écriture entièrement inventée apparaît, composée de lignes horizontales, verticales et quelques obliques. Je trace alors une grille de 9 sur 9, soit 81 cases. Pourquoi 9 sur 9 ? Simplement le format de ma page.

Mais je ne m’arrête pas là. Il me faut aller plus loin, donner un sens à ce travail. J’y laisse alors une trace : mon identité, ma signature « Cô ».
Sur cette page vierge quadrillée, je grise de manière harmonieuse mon nom d’artiste. Toutes les cases non grisées sont ensuite numérotées. Elles sont symbolisées par un même glyphe et retranscrites, une à une, sur les pages correspondantes : l’emplacement de la case une est transféré sur la page une, et ainsi de suite. Les cases grisées sont elle aussi numérotées et associées à un autre glyphe.

Après plusieurs mois de travail, les 81 pages sont achevées. Aux contraintes initiales se sont ajoutées des gestes spontanés, une écriture complètement imaginaire et libre d’expression.

Ce livre ouvre une nouvelle dimension, appelée à se poursuivre dans un second tome, ou l’effacement viendra révéler pleinement le sens de l’ensemble.

« Cô » prend naissance tantôt en positif, tantôt en négatif.

C’est le début d’une longue histoire, appelée à se prolonger encore et encore.

 Et c’est au travers de cette nouvelle exposition que je vous invite à découvrir mon chemin de vie.

instagram.com/cocobounty24