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Mireille FULPIUS-Olivier GIROUD du 30/4 au 14/6/2026

 

Mireille FULPIUS

Artiste plasticienne, Mireille Fulpius est née à Genève en 1951. Jeune diplômée des Arts Visuels de Genève, elle commence sa pratique artistique par le travail du métal qu’elle soude, chauffe et plie pour obtenir des pièces volumineuses parfois colorées dont le poids nécessite souvent du matériel de levage. Ce médium l’accompagnera une dizaine d’années.

En 1990, elle installe ses ateliers à Seyssel, au bord du Rhône, dans une friche industrielle dont les dimensions modifient considérablement ses repères spatiaux. C’est pour elle, la redécouverte du bois qui marque un tournant décisif dans sa pratique artistique. Des pièces exécutées rapidement à la tronçonneuse sortent de son l’atelier bois – on peut y voir alors une affinité de formes avec les pièces de bois d’Olivier Giroud – et quantité d’empreintes de végétaux frottées à l’encre sur toiles ou papier, sortent de son atelier de dessin.

Puis, à la fin de la décennie, sans renoncer ni à la sculpture ni au dessin travaillé à l’encre de chine ou d’imprimerie commence une aventure artistique qui se joue encore aujourd’hui avec d’éphémères « installations » environnementales. Le changement d’échelle qu’implique les œuvres environnementales engagera Mireille vers un travail plus collaboratif.

Pont desZ’Arts :

Questionnée par la mystique ancestrale du nombre d’or, M.F. livre ici quelques pièces d’un rafraîchissant plongeon dans la fascinante suite de Fibonacci. Pour l’artiste qui a enseigné un temps la géométrie, expérimenter en sculpture cette suite légendaire constituée d’additions de nombres entiers, dont chaque terme successif représente la somme des deux termes précédents et apprécier si les figures obtenues répondent à l’affirmation « d’Harmonie universelle » est jubilatoire. En soudant directement entre elles des sections de fines tiges d’acier pour correspondre aux exigences mathématiques, M.F. reprend ses outils de « métallo » avec lesquels elle avait commencé son activité plasticienne. Ses gestes sûrs fabriquent des arborescences qui disposées en perspectives mouvantes créent des sculptures délicates et transparentes pouvant ainsi se développer à l’infini dans la simplicité des rapports harmoniques. Assez joué !

Sans quitter le métal, ses recherches actuelles la libèrent du nombre d’or et la renvoient vers ses propres contraintes. On le sait, les voyages ont des effets collatéraux. Découvrir la furie ardente de la géologie magmatique des pays nordiques, aura réinventé plastiquement ses dernières pièces. On retrouve dans ce récent travail de longs volumes vifs hexagonaux qui peut-être, à leur façon, libèrent sa propre énergie. 

Mireille suit ses impératifs… Depuis peu, elle explore des tirages photographiques issus de brocantes et en extrait des lignes de « contre-bande ». Ces lignes orthogonales, agrandies à l’envie, cernent une absence dont le sujet même semble se définir par son absence. Rétive aux explications, l’œuvre de Mireille Fulpius porte au jour « les données d’une expérience dont, l’ordonnancement est doté du sens dont il est la source ». (E. Husserl)

Sylvie Bourcy

www.mireillefulpius.com

 

Olivier GIROUD

Olivier Giroud vit et travaille près de Vienne en Isère.

Ses matériaux de prédilection sont essentiellement la terre et le bois, mais également l’acier.

Ses œuvres au dépouillement quasi monacal sont généralement pensées comme des architectures, combinant intérieur et extérieur et pénétrabilité de la sculpture.

« C’est nous qui donnons à ces ouvrages leur dimension vraie en les mesurant aux imaginations de notre corps. Par des portes étroites, des plans inclinés, devant des seuils et des perspectives fermées. Ce sont les œuvres elles-mêmes qui en l’interdisant créent l’ouverture où elles nous invitent à basculer » (Jean Planche)

En posant les yeux sur les études et les maquettes d’Olivier Giroud, qu’elles soient en terre, en bois ou en métal, on comprend la véritable signification du mot « monumental » en langage sculptural. Il n’y a plus d’échelle, plus de repère, on pénètre dans ses maquettes comme si nous entrions dans un temple ou une cathédrale.

www.oliviergiroud.fr

 






Collective CURIOSITÉ du 7/11 au 14/12/2025






 

Collective Audace du 8/11 au 15/12/2024

 

Le thème de notre dernière exposition est « Audace ».

L’artiste, est par nature, un audacieux.
Pourrait-on dire que la curiosité est la source de toute audace ?
Dire que la créativité est le terreau des idées audacieuses et que de l’audace nait l’excellence ?

C’est ce que nous allons découvrir dans cette exposition où vingt trois artistes ont relevé le défi.
Chaque défi est personnel, ce qui est audacieux pour l’un ne l’est pas forcément pour l’autre.
C’est ce qui fait l’originalité de cette exposition.
Qui sont-ils ces artistes, quelles limites ont-ils cherchées à franchir ?

Et vous à leur place, auriez-vous été plus innovant, aventureux, ambitieux, impertinent ?

 




MIMÉTISME Collective du 10/11 au 17/12/23

 

 

Le thème de notre dernière exposition est « Mimétisme ».

Les artistes qui participent ont travaillé sur toutes les définitions possibles que peut évoquer ce mot, car il existe des mimétismes chimiques, acoustiques, tactiles, comportementaux.

Le processus le plus étudié est le mimétisme visuel, qui peut-être, soit une stratégie, pour assurer une protection, en se rendant semblable par l’apparence au milieu environnant, soit une imitation involontaire ; ou le fait de se conformer à quelqu’un d’autre.

Car le mimétisme est bien sûr une stratégie adaptative d’imitation.

Les artistes nous offrent dans cette exposition, une multitude de réalisations aux sensibilités différentes.

Une richesse d’interprétations n’excluant ni l’humour, ni les devinettes, ni le sérieux de l’affaire !

À vous de voir…

 



RÉSISTER-Collective du 4/11 au 11/12/2022

 

RÉSISTER est le thème de cette exposition et bien sûr chacun connaît le sens de ce mot et ce qu’il implique : Le REFUS.
La résistance est autant physique que mentale, que psychologique.
Mais elle ne s’arrête pas là.

C’est aussi créer pour s’évader, pour sortir de la réalité.
Créer en dépit des conditions matérielles ou des interdits, être hors les normes esthétiques conseillées ou imposées.
Car résister, c’est aussi désobéir, s’insurger, tenir tête, c’est le non consentement.

Le philosophe dit que résister, c’est faire surgir de la nouveauté, inventer des issues, ouvrir des portes dans toute situation, quelle qu’elle soit.

Picasso dit que l’art est un instrument de guerre offensive et défensive pour résister à l’ennemi.

Alors regardons et écoutons ce que tous les artistes présents dans cette exposition ont à nous dire et quelles ont été leurs armes !

 






SOLITUDE du 5/11 AU 12/12 2021

 

SOLITUDE

De quelle(s) solitude(s) parle-t-on ?

Si l’on adopte le point de vue du philosophe, la solitude ne serait pas la destination de l’homme, mais plutôt sa condition. Il n’est pas fait pour elle, mais par elle et sa vocation serait plutôt relationnelle. D’où un paradoxe : la solitude semble simultanément être la condition même de l’homme et l’obstacle qu’il doit surmonter pour ne pas succomber à la déréliction.

En dehors de ces réflexions revenons aux solitudes du quotidien. 

Les non choisies, les douloureuses, celle de l’innocent que l’on dit coupable, de la victime affrontant son bourreau, la solitude du mourant ou de l’abandonné… sans oublier celui qui s’ennuie en sa propre compagnie !

En revanche, la solitude choisie peut être délicieuse, comme celle du promeneur enchanté par la beauté du paysage, de l’alpiniste ou du navigateur enivrés d’espace, ou au contraire celles du méditant plongé en lui-même et du lecteur oublieux du monde…

Quelques artistes se sont exprimés sur le pourquoi de leur création et d’autres ont jugé préférable de laisser le spectateur rêver, seul, avec l’image.

 







A. Baumgartner-M. Fulpius 12/8 au 13/9/2020

 

 

« Correspondances » est un titre d’exposition un peu énigmatique pour qui s’arrêterait aux supports, aux formats ou aux couleurs des œuvres présentées. Mais, selon l’adage, comparaison n’est pas raison, aussi, ce titre relève plus une caractéristique commune au mode opératoire des deux artistes, que d’une similitude des œuvres exposées.

Alexandre BAUMGARTNER

Ce projet d’exposition conçu comme une chambre d’écho d’un monde mental, invite le visiteur à découvrir les dessins numériques d’un artiste singulier qui a choisi l’outil informatique, débarrassé de ses effets spéciaux et autres facilités logicielles, pour faire advenir sa créativité. 

Le visiteur découvrira également une sélection de dessins issus d’une production quotidienne d’œuvres puissantes et colorées, réalisées par juxtapositions de signes, de traits ou de taches colorées. Qu’ils soient magnifiés en grands formats, édités sur papier ou vidéo-projetés, ses dessins s’inscrivent dans la dimension artistique actuelle et sont une composante de la nouvelle esthétique. En intercesseur entre sa main et sa pensée, Alexandre Baumgartner réinvente quotidiennement ses gestes graphiques et il poursuit ainsi son dessein dans un long mouvement inachevé qui fait œuvre.

http://www.alexandrebaumgartner.com

Mireille FULPIUS

Bien que ses spectaculaires constructions paysagères identifient fortement son œuvre, Mireille Fulpius a depuis le début de son activité plasticienne, une pratique libre, variée et prolifique. Elle se réinvente en permanence et passe selon son envie, d’un médium à l’autre,  métal, bois, papier… tout l’intéresse. Mireille Fulpius s’exprime hors les mots et réalise à sa façon une œuvre originale et authentique.

Ici, elle présente des œuvres récentes sur papier et bois noirci.

http://www.mireillefulpius.com